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lundi 31 décembre 2012

Journée spéciale Afghanistan (iTélé, 31 décembre 2012)

Ce lundi 31 décembre 2012, la chaîne iTélé consacre sa journée à des émissions spéciales sur l'Afghanistan. Quelques vidéos extraites de ces émissions ou bonus (4 à l'heure de l'écriture de ce billet) sont en ligne sur le site de la chaîne. Voir également d'autres ressources sur l'Afghanistan (et notamment la série de billets "Afghanistan, du lieu symbolique à la symbolique des lieux").


A (re)trouver également les webdoumentaires :
- Afghanistan. Réorganisation du dispositif français (ECPAD, 2009).
- Afghanistan, 10 ans, 100 regards (Arte, 2011).
- Retrait d'Afhanistan (Libération, 2011).
- Camp Nolen (AFP, 2011).
- Kaboul Kis : un autre regard sur l'Afghanistan (Action contre la faim, 2012).
- Ensemble vers l'autonomie. Cinq ans en Kapisa et Surobi (ECPAD, 2012).



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Des réfugiés qui manquent de tout
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Dans la vallée de la Kapisa, province où était déployée la majorité des soldats français, des centaines d'habitants ont pris la fuite. Ils ont trouvé refuge dans un camp de réfugiés, situé dans un quartier de Kaboul. Ils manquent de tout et vivent dans une hygiène déplorable. Reportage."

Note : si le reportage parle de "réfugiés", il s'agit bien de "déplacés" de guerre (et non de réfugiés, puisqu'ils n'ont pas quitté les frontières de l'Afghanistan et se sont réinstallés de force à l'intérieur de leur pays). A ce propos, voir les billets sur les camps de déplacés/réfugiés et le billet "La guerre, la ville et les mobilités" (du 8 janvier 2010).




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Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Le métier d'interprète pour l'Armée française est une profession dangereuse pour les Afghans. Ils sont considérés comme des traîtres pour les Taliban et sont menacés de mort. Pour les protéger après le retrait des troupes françaises, le ministère a décidé d'accueillir ceux qui sont le plus exposés".

Note : à propos de la géographie du droit d'asile, voir notamment :
- "France : un droit d'asile à géographie variable", Les Cafés géographiques, rubrique Vox geographi, 14 février 2012.
- les sites de Forum Réfugiés - Cosi (notamment un rapport sur l'Afghanistan datant de mai 2012), la Cimade et France Terre d'Asile.





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L'espoir déçu des habitants de Kaboul
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Après la chute des Taliban en 2001 et l'arrivée des Occidentaux en Afghanistan, la population espérait, en parallèle d'une liberté retrouvée, un progrès dans les infrastructures comme les routes ou les services publics. Onze ans après, les progrès attendus ne sont pas si évidents".

Note : à propos des villes afghanes et des défis de la reconstruction (avec notamment un chapitre sur Kaboul), voir l'excellent ouvrage de Béatrice Boyer : Villes afghanes, Défis urbains. Les enjeux d'une reconstruction post-conflit (Karthala, 2010). Voir également toutes les ressources du groupe URD sur l'Afghanistan.

A propos de la reconstruction comme productrice d'injustice spatiale, voir le billet "Les risques de la reconstruction" (26 février 2009) et le papier "(Re)construire la ville comme lieu d'interface dans l'immédiat après-guerre : destruction de l'urbanité et symbolique des lieux dans la ville en guerre".




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Ces soldats qui restent
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.



Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Nos envoyées spéciales Florence Lozach et Laetitia Simoes passent le réveillon à Kaboul en compagnie des soldats français. Le retrait des troupes n'est pas encore total : il reste 1500 soldats français en Afghanistan, la plupart dans la capitale. Quelles sont leurs missions ?"

Note : à propos de l'intervention militaire française en Afghanistan, voir notamment le blog Mars attaque de Florent de Saint Victor.


jeudi 29 novembre 2012

Le regard d'un géographe sur les injustices spatiales au Brésil (Bernard Bret)

Voici l'enregistrement d'une conférence du géographe Bernard Bret à propos des injustices sociales et spatiales au Brésil, dans le cadre des Lundis de l'université populaire du Havre.



RÉSUMÉ :
"Pays émergent, le Brésil reste marqué par de profondes injustices sociales enracinées dans son passé colonial et esclavagiste. Transformées mais non supprimées par la croissance économique, ces injustices s’inscrivent dans le territoire où s’articulent richesse et pauvreté à toutes les échelles d’observation (favelas et quartiers aisés, paysans sans terre et grands propriétaires fonciers, Nordeste et région de São Paulo...).

Analyser l’organisation des lieux, c’est donc aussi comprendre la société brésilienne. C’est s’interroger sur le rôle et le positionnement du Brésil dans la mondialisation. C’est voir comment l’aménagement du territoire peut contribuer à un véritable développement. C’est finalement comprendre que cette grande puissance en devenir qu’est le Brésil se renforce en luttant désormais pour une société plus équitable".


SOURCE DE L'ENREGISTREMENT ET DU RÉSUMÉ :
Bernard Bret, 2012, "Le Brésil, territoire et injustices", Web TV de l'université du Havre, 16 avril 2012.


RESSOURCES COMPLÉMENTAIRES :

Sur les inégalités et injustices spatiales au Brésil :

Sur la géographie du Brésil :
  • Braises. Dynamiques d'un pays émergent, le Brésil, blog du géographe Hervé Théry.
  • Revue Confins, Revue franco-brésilienne de géographie.
  • Site Géographe à la limite. Etude géographique des frontières en Amérique du Sud, site de Laetitia Perrier Bruslé sur la frontière Bolivie-Brésil en Amérique du Sud.
  • Hervé Théry, 2005, "Le Brésil : changement de cap ?", La Documentation photographique, n°8042, La Documentation française, Paris, 64 p.
  • Dossier : "Le Brésil, ferme du monde", Géoconfluences.
  • Hervé Théry, 2012, Le Brésil, Armand Colin, collection U Géographie, Paris, 1ère édition en 2000.
  • Hervé Théry et Neli Aparecida de Mello, 2004, Atlas du Brésil, La Documentation française, collection Dynamiques du territoire, Paris, 302 p.
  • Numéro de revue : "Brésil, repenser le territoire", Géocarrefour, vol. 81, n°2006/3.
  • François-Michel Le Tourneau, 2010, Les Yanomami du Brésil. Géographie d’un territoire amérindien, Belin, collection Mappemonde, Paris.

Sur la justice spatiale :

lundi 8 février 2010

"Maputo : des déplacés de guerre invisibles ?" (Jeanne Vivet)


Les travaux de la géographe Jeanne Vivet (doctorante à l'Université Paris X) concernent les déplacés de guerre "invisibles", c'est-à-dire les populations issues de migrations forcées suite à un conflit qui s'installent dans une "ville-refuge" sans être accueillies dans des structures spécifiquement dédiées à leur déplacement (les camps de déplacés/réfugiés) qui les rendraient "visibles" du fait de leur "encampement". On avait déjà abordé la question de la ville et des déplacés de guerre dans les cas du Sri Lanka et de la Somalie (tout particulièrement Mogadiscio). De telles problématiques questionnent à la fois les parcours migratoires (lieux d'origine, lieux de transit, lieux d'arrivée) et la nature des mobilités (contraintes, forcées, restreintes, interdites) de telles populations, mais également le problème de l'intégration des populations au sein de l'espace social dans lequel elles s'installent : la question des déplacés/réfugiés "invisibles" met en exergue des situations mal connues (en termes quantitatifs comme qualitatifs) et souvent mal gérées : dans quelles conditions (réseaux de solidarité / exclusion / marginalisation) ces populations s'intègrent-elles dans les villes-refuges dans lesquelles elles font face à la fois à leur déracinement forcé (vis-à-vis du lieu d'origine) et à un enracinement nécessaire (dans le lieu d'arrivée).

Les travaux de Jeanne Vivet portent, tout particulièrement, sur les villes de Maputo (Mozambique) et Luanda (Angola). Elle se propose ainsi de confronter ces deux villes pour analyser le processus de "citadinisation" de ces populations qui ne sont pas encadrées par des structures bien établies (UNHCR, ONG...) et ne sont pas cloisonnées dans l'espace (à travers leur enfermement dans des camps de déplacés/réfugiés). Elle "cherche donc par l’étude de ces deslocados à interroger cette notion en analysant leur rapport à la ville, leur définition de soi comme citadin, leur appropriation des territoires urbains, etc." (Jeanne Vivet, "Entre déracinement et réenracinement : Quelle identité des deslocados à Maputo et Luanda ?", colloque Identités en ville, identités de la ville, 21 et 22 janvier 2008, Université Paris 7).

Pour découvrir ces travaux, voir la vidéo de l'intervention de Jeanne Vivet à la journée d'études Migrations : nouvelles pratiques, approches plurielles (EHESS, Paris, 8, 9 et 10 octobre 2008) intitulée "Maputo : des déplacés de guerre invisibles ?" (cliquer sur le titre pour trouver le texte de cette intervention).

"Cette communication se propose d’analyser la relative « invisibilité » des deslocados
(déplacés de guerre) à Maputo au Mozambique. Cette invisibilité à la fois statistique, politique et territoriale pose des enjeux scientifiques et méthodologiques. Quel statut donner à l’invisible et comment l’appréhender sur le terrain ? En géographie, la notion d’invisible peut être entendue à deux niveaux distincts. Elle signifierait d’abord ce qui, dans l’espace, serait difficilement perceptible car non aisément distinguable. Ainsi des migrants dispersés à l’échelle d’une ville sont moins visibles que des étrangers regroupés dans un quartier « ethnique », à l’instar d’un « Chinatown ». L’invisible renverrait ensuite également à ce qui n’aurait pas de représentation normée dans une société donnée, ni d’organisations chargées de les représenter. Quels sont les enjeux méthodologiques d’une telle situation pour le chercheur ? Comment aborder ces anciens déplacés sur le terrain ? L’invisibilité est-elle le signe d’une intégration urbaine ou « assimilation » réussie ? Ou au contraire faut-il l’analyser comme une manifestation de leur « oppression » ? Dire l’invisible peut être un acte positif : le chercheur peut devenir un moyen de faire entendre la voix des déplacés, « oubliés de l’histoire », qui n’avaient pas la possibilité de le faire. Mais l’engagement du chercheur à révéler et dire l’invisible peut aussi le guider vers la volonté de le taire, afin de ne pas nuire à un individu ou à un groupe."


vendredi 15 janvier 2010

Port-au-Prince, géographie d'une ville vulnérable : la catastrophe et la ville



Le récent séisme dans la ville de Port-au-Prince questionne non seulement sur la question des risques, mais également celle de la vulnérabilité des villes face aux catastrophes, non seulement en terme de dégâts matériels, mais également en termes d'acceptabilité au vu de ces dégâts. On avait déjà abordé ces questions dans un billet intitulé "La ville vulnérable : risques et images du risque à Port-au-Prince", suite à l'effondrement d'une école dans la commune de Pétion-Ville, dans la localité des Nérettes, le 7 novembre 2008. Ces quelques éléments sur les vulnérabilités de la ville avait mis en exergue l'interaction entre les sociétés et leur environnement au prisme du risque comme construit social (voir les différentes définitions du risque en géographie).

Le choix d'avoir développé ces réflexions à partir du cas de la ville de Port-au-Prince n'était pas seulement le fait d'un événement médiatisé (l'effondrement de l'école avait provoqué la mort de plus de 90 personnes), mais avant tout parce que Port-au-Prince est synptômatique des vulnérabilités urbaines : capitale d'un pays pauvre en proie à des déchirements violents (voir le billet "Port-au-Prince : la capitale d'un pays sous tension"), Port-au-Prince est une ville-enjeu dans les affrontements politiques et sociaux qui menacent l'équilibre fragile obtenu par le déploiement d'une opération militaire des Nations Unies, la MINUSTAH. "Port-au-Prince est alors en proie à un double mouvement de violences : d'une part, des violences politiques (visant le renversement du gouvernement), d'autre part des violences "ordinaires" (selon la définition de Jérôme Tadié) à travers une guerre de gangs. La principale mission de la MINUSTAH est alors d'enrayer ce cercle vicieux de la violence, afin d'instaurer un climat serein et d'établir un processus durable de stabilisation du pays" (extrait du billet sur "La situation en Haïti").





Le facteur catastrophe du séisme survenu le 12 janvier 2010 ne suffit pas à expliquer l'étendue des dégâts dans la capitale haïtienne. La pauvreté de la ville est l'un des facteurs déterminants, et explique la géographie des destructions dans la ville aux lendemains de la catastrophe. D'une part, du fait de la pauvreté des habitants. Ainsi, la croissance urbaine dans ce pays pauvre s'est doublée d'un afflux de populations que les autorités ne parvenaient pas à gérer, notamment en termes d'habitat. L'entassement de très nombreux habitants dans les bidonvilles (risques sociaux), pour beaucoup construits dans des zones insalubres (risques sanitaires), a fortement accentué la vulnérabilité de la ville face à ce séisme : les habitations des bidonvilles (qu'elles soient en dur ou non) sont non seulement construites avec des matériaux inadaptés aux risques sismiques importants de l'île, mais également elles sont établies sur des zones où le sol est particulièrement meuble, et donc renforce les dégâts lors de catastrophes sismiques (même lors de séismes à l'amplitude bien plus restreinte).






D'autre part, la pauvreté même de l'Etat doit être soulignée : ce ne sont pas seulement les habitations des quartiers pauvres et des bidonvilles qui se sont effondrées, mais bien l'ensemble des infrastructures de la ville. Ainsi, même les infrastructures officielles, telles que le palais présidentiel (les photographies aériennes ci-dessus montrent ce quartier avant et après le séisme. Voir également une photographie du palais présidentiel, derrière la statue du Marron inconnu, symbolisant la fin de l'esclavagisme) sont construites sans précaution des mesures de protection anti-sismique (l'exemple de l'école effondrée en novembre 2008 montre que même des bâtiments publics pouvaient ne même pas tenir compte des normes officielles en termes de réglementation des constructions : voir l'article consacré à cet événement sur le blog Planète Vivante : "Haïti, une fois encore n'est pas épargnée"). De plus, cette dimension se transfère également sur le système éducatif : contrairement à des pays comme le Japon (où des séismes d'une amplitude similaire, qui investissent certes en termes d'infrastructures mais également en termes de formation des populations à la gestion du risque. Il ne s'agit pas de dire que seuls les aspects économiques et sociaux sont responsables de l'étendue des dégâts (bien évidemment la magnitude du séisme et la localisation de l'épicentre sont des facteurs déterminants dans la compréhension des destructions liées à la catastrophe : voir la partie consacrée aux séismes dans les fiches techniques du blog Planète Vivante animé par la géographe Marie-Sophie Bock-Digne), mais de montrer que le risque sismique, alors qu'il est partiellement géré dans les pays développés (systèmes de surveillance performants ; plans de prévention des risques ; équipements adaptés tels que les constructions anti-sismiques ; systèmes d’alerte efficaces ; secours coordonnés et adaptés ; campagnes d’information et de sensibilisation ; forte réglementation des sites classés dangereux), est subi dans les pays pauvres.

Mais la vulnérabilité ne s'exprime pas seulement à l'échelle du pays, ou même d'une ville. Les enjeux de cette approche par les risques sont multiscalaires, et mettent en scène une profonde injustice spatiale (voir notamment les problématiques abordées dans la revue Justice spatiale). Au-delà de l'aspect aléa, les quartiers sont inégalement touchés non seulement par le séisme lui-même, mais également par l'aide humanitaire et sociale qui en découle. Les enjeux de la reconstructions après une catastrophe sont aussi l'occasion d'une mise en scène de l'inégalité de la distribution de l'aide, notamment en termes de reconstruction (les quartiers centraux sont souvent très médiatisés, comme le montre le choix des images par les média sur cette catastrophe, avec une grande focalisation sur les bâtiments centraux : certes, l'aspect sensationnel recherché par les média est plus démonstratif dans l'effondrement de très grands bâtiments, mais également cette focalisation démontre un choix dans les priorités à venir dans le processus de reconstruction : on retrouve là les mêmes risques sociaux abordés dans le cas des reconstructions des villes dans l'immédiat après-guerre, liés à un processus de reconstruction inégalitaire : voir le billet "Les risques de la reconstruction").

Ces risques sociaux de l'immédiat après-catastrophe sont également liés à la question de la distribution de l'aide en termes de vivres, de médicaments et de soins, d'eau potable... Entre la question de l'accessibilité de certains quartiers (du fait de l'effondrement d'infrastructures vitales pour l'accès aux quartiers ou de l'entassement des ruines sur les voies d'accès) et l'inégale mise en priorité de certains quartiers vis-à-vis d'autres, la ville de l'immédiat après-catastrophe est, elle aussi, particulièrement vulnérable : risques alimentaires pour une très grande partie de la population (le manque d'accessibilité pour les avions faisant parvenir l'aide internationale prive la population d'une aide alimentaire plus que nécessaire dans une ville où tous les réseaux de distribution et les centres de stockage ont été détruits ou sont bloqués en termes d'accessibilité), risques sanitaires également (non seulement au vu du manque de soins, du manque de personnels médicaux face à l'ampleur de la catastrophe, du manque de médicaments, mais aussi en termes d'insalubrité dans de nombreuses zones détruites, de problèmes respiratoires au vu du nuage de fumée dégagé par l'effondrement des bâtiments, et des problèmes médicaux liés au manque d'eau potable et d'alimentation. Le bilan de la catastrophe ne se limite donc pas aux seuls morts dans les effondrements.

Par conséquent, comprendre les dimensions spatiales d'une ville qui vient de subir une catastrophe est nécessaire, non seulement pour rendre l'aide humanitaire efficace (les densités de population dans tel ou tel quartier permettent par exemple de procéder à une distribution d'eau, de vivres et de médicaments équilibrée et adaptée aux besoins : voir l'excellent billet sur "L'utilité des images satellites et de la cartographie pour les interventions humanitaires" sur le blog Planète Vivante). Mais l'approche spatiale est aussi un mode de réflexion opératoire pour saisir les risques dans le long terme, notamment en termes de frustrations sociales (personnes restant en attente de retour dans des habitats sécurisés et salubres, personnes déplacées dans des camps de fortune, quartiers défavorisés par l'aide humanitaire et la progression de la reconstruction...) et de détournements politiques de ces frustrations dans le processus de reconstruction de la ville.




A lire sur la question :

* Le blog Planète Vivante qui consacre de nombreux billets sur la géographie des risques, parmi les quels on retrouvera notamment l'excellent billet sur la "Localisation des zones touchées par le séisme à Port-au-Prince (Haïti) 15 janvier 2010" (on reviendra sur la question des conséquences spatiales de cette catastrophe dans un prochain billet) ;

* Le blog L'humanitaire dans tous ses Etats dans lequel on retrouvera de nombreux billets sur la question de l'aide humanitaire déclenchée suite au séisme du 12 janvier 2010 à Port-au-Prince. Ces billets permettent notamment de prendre conscience de la diversité de l'aide nécessaire, depuis l'eau potable, les vivres et les médicaments, en passant par le ramassage des cadavres (pour des raisons sanitaires évidentes), l'aide pour fournir un toit aux survivants...