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samedi 18 mai 2013

Hommage au géographe Daniel Balland

Le géographe Daniel Balland (maître de conférences en géographie, spécialiste de l'Asie centrale et de l'Afghanistan, longtemps directeur d'études du département de géographie de l'Université Paris-Sorbonne, premier directeur de Paris-Sorbonne Abu Dhabi) nous a quitté le 3 ami 2013. S'il est peu habituel de donner un ton personnel à ce blog, je dérogerais à la règle pour Daniel Balland, qui fut un de mes enseignants, certainement celui qui m'a le plus marquée, par sa rigueur, sa disponibilité et son incroyable capacité à faire des cours brillants, structurés et captivants sans la moindre note, le tout avec un impressionnant souci du détail. Je lui dois aussi de m'avoir confié des cours lors de mes premières années de thèse qui ont totalement changé ma perception de la géographie, en me "forçant" à m'ouvrir à des domaines que je connaissais peu. Et tous les étudiants qui l'ont croisé ont certainement été entraîné dans sa passion contagieuse pour l'Asie centrale qu'il éclairait avec précision !


La Grande Traversée du Zanskar
(c) Daniel Balland, 17 août 2011. Voir tout l'album.



mercredi 2 janvier 2013

Journée spéciale Afghanistan (iTélé, suite)

Suite du billet "Journée spéciale Afghanistan (iTélé, 31 décembre 2012)" avec les dernières vidéos mises en ligne sur le site de la chaîne iTélé (voir les 4 premières vidéos dans le précédent billet).





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Les experts de Kaboul
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Dans un recoin du camp de Warehouse, le QG des troupes françaises à Kaboul, une équipe de scientifiques travaillent sur un sujet très précis: les bombes artisanales, souvent placées au passage des convois militaires. Elles ont fait bien des victimes côté soldats de la coalition, depuis le début du conflit."




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Les instructeurs afghans sont au niveau
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Le colonel Jean-Pierre Chenel, chef du détachement de gendarmerie en Afghanistan, répond aux questions de nos envoyées spéciales en Afghanistan. Il donne des détails sur la mission de formation des instructeurs français et considèrent que les Afghans sont prêts et autonomes."




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Les forces françaises décollent de Kaboul
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Automne 2001, Jacques Chirac annonçait la participation de la France aux actions militaires américaines visant à renverser le régime des Talibans. Depuis des voix se sont élevées pour demander le retour des troupes. Onze ans après, l'hexagone a perdu 85 militaires."




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J-Y Le Drian en Afghanistan : "une confiance commence à s'établir"
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a passé le réveillon de la Saint-Sylvestre au milieu des troupes françaises, en Afghanistan. Au cours de sa visite, il a rencontré plusieurs soldats français qui continueront leur mission en 2013. Il nous livre ses impressions au micro de i>TELE."




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Le réveillon de Jean-Yves Le Drian en Afghanistan
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Alors que les troupes françaises décollent de Kaboul, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est parti passer le réveillon au milieu des forces françaises en Afghanistan. Quel est l'ambiance sur place ? Il répond au micro de i>TELE."


lundi 31 décembre 2012

Journée spéciale Afghanistan (iTélé, 31 décembre 2012)

Ce lundi 31 décembre 2012, la chaîne iTélé consacre sa journée à des émissions spéciales sur l'Afghanistan. Quelques vidéos extraites de ces émissions ou bonus (4 à l'heure de l'écriture de ce billet) sont en ligne sur le site de la chaîne. Voir également d'autres ressources sur l'Afghanistan (et notamment la série de billets "Afghanistan, du lieu symbolique à la symbolique des lieux").


A (re)trouver également les webdoumentaires :
- Afghanistan. Réorganisation du dispositif français (ECPAD, 2009).
- Afghanistan, 10 ans, 100 regards (Arte, 2011).
- Retrait d'Afhanistan (Libération, 2011).
- Camp Nolen (AFP, 2011).
- Kaboul Kis : un autre regard sur l'Afghanistan (Action contre la faim, 2012).
- Ensemble vers l'autonomie. Cinq ans en Kapisa et Surobi (ECPAD, 2012).



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Des réfugiés qui manquent de tout
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Dans la vallée de la Kapisa, province où était déployée la majorité des soldats français, des centaines d'habitants ont pris la fuite. Ils ont trouvé refuge dans un camp de réfugiés, situé dans un quartier de Kaboul. Ils manquent de tout et vivent dans une hygiène déplorable. Reportage."

Note : si le reportage parle de "réfugiés", il s'agit bien de "déplacés" de guerre (et non de réfugiés, puisqu'ils n'ont pas quitté les frontières de l'Afghanistan et se sont réinstallés de force à l'intérieur de leur pays). A ce propos, voir les billets sur les camps de déplacés/réfugiés et le billet "La guerre, la ville et les mobilités" (du 8 janvier 2010).




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Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Le métier d'interprète pour l'Armée française est une profession dangereuse pour les Afghans. Ils sont considérés comme des traîtres pour les Taliban et sont menacés de mort. Pour les protéger après le retrait des troupes françaises, le ministère a décidé d'accueillir ceux qui sont le plus exposés".

Note : à propos de la géographie du droit d'asile, voir notamment :
- "France : un droit d'asile à géographie variable", Les Cafés géographiques, rubrique Vox geographi, 14 février 2012.
- les sites de Forum Réfugiés - Cosi (notamment un rapport sur l'Afghanistan datant de mai 2012), la Cimade et France Terre d'Asile.





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L'espoir déçu des habitants de Kaboul
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.

Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Après la chute des Taliban en 2001 et l'arrivée des Occidentaux en Afghanistan, la population espérait, en parallèle d'une liberté retrouvée, un progrès dans les infrastructures comme les routes ou les services publics. Onze ans après, les progrès attendus ne sont pas si évidents".

Note : à propos des villes afghanes et des défis de la reconstruction (avec notamment un chapitre sur Kaboul), voir l'excellent ouvrage de Béatrice Boyer : Villes afghanes, Défis urbains. Les enjeux d'une reconstruction post-conflit (Karthala, 2010). Voir également toutes les ressources du groupe URD sur l'Afghanistan.

A propos de la reconstruction comme productrice d'injustice spatiale, voir le billet "Les risques de la reconstruction" (26 février 2009) et le papier "(Re)construire la ville comme lieu d'interface dans l'immédiat après-guerre : destruction de l'urbanité et symbolique des lieux dans la ville en guerre".




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Ces soldats qui restent
Reportage iTélé, 31 décembre 2012.



Présentation de ce reportage sur le site d'iTélé :
"Nos envoyées spéciales Florence Lozach et Laetitia Simoes passent le réveillon à Kaboul en compagnie des soldats français. Le retrait des troupes n'est pas encore total : il reste 1500 soldats français en Afghanistan, la plupart dans la capitale. Quelles sont leurs missions ?"

Note : à propos de l'intervention militaire française en Afghanistan, voir notamment le blog Mars attaque de Florent de Saint Victor.


mercredi 12 septembre 2012

Table-ronde "Sociétés en guerres"


A découvrir ce mois-ci sur Paris : une table-ronde autour de l'ouvrage collectif Sociétés en guerre est organisée le 28 septembre 2012 à la Maison Suger (16-18 rue Suger, Paris, 6e arrondissement) de 19h00 à 21h00. Les intervenants reviendront sur leurs travaux empiriques menés en Côte d'Ivoire, au Tchad, au Congo-Brazzaville...


Programme de la table-ronde :
Les Éditions de la MSH et les Éditions Antipodes (Lausanne) organisent une table ronde le 28 septembre à la Maison Suger autour de Sociétés en guerres.

Table ronde animée par Hamit Bozarslan, (EHESS)
Avec :
- Yohan Ariffin, faculté des Sciences sociales et politiques de Lausanne
- Adam Baczko, doctorant EHESS
- Rémy Bazenguissa-Ganga, Lille I, CEA-EHESS
- Anne Bielman, faculté des lettres de Lausanne
- Marielle Debos, université Paris Ouest Nanterre La Défense
- Sami Makki, IEP Lille, CERAPS-Lille II


vendredi 24 août 2012

"Bâmiyân, le site martyr que les Taliban voulaient détruire" (France info par monde et merveilles)

L'émission France Info par monde et merveilles du 11 août 2011 était consacrée à "Bamiyan, le site martyr que les Taliban voulaient détruire". L'occasion de (re)découvrir cette émission (un peu plus de 5 minutes d'écoute), autour de la question de la reconstruction/non-reconstruction des géantes statues de Bouddha et de présenter une liste (bien loin d'être exhaustive) de quelques liens autour de ce que l'ethnologue Pierre Centlivres (l'un des meilleurs connaisseurs de l'Afghanistan) a qualifié de "terrorisme culturel" dans son ouvrage Les Bouddhas d'Afghanistan (Pierre Centlivres, 2001, Les Bouddhas d'Afghanistan, Editions Favre, Lausanne, p. 81).


Sanctuaire bouddhiste de Bamiyan, Afghanistan (Yann Arthus-Bertrand)
Voir le billet "Afghanistan, du lieu symbolique à la symbolique des lieux (2) : destruction et appropriation"


mardi 13 mars 2012

Afghanistan, du lieu symbolique à la symbolique des lieux (3) : les lieux de la présence étrangère

Après une interruption liée à des billets concernant la commémoration de la triple catastrophe (séisme, tsunami, explosion nucléaire) au Japon le 11 mars 2011 (voir les billets : "Le séisme du 11 mars 2011 au Japon : géographie d'une catastrophe" et "Géographie des risques et de la catastrophe : le cas des séismes" du 11 mars 2012), voici la suite de la série de billets "Afghanistan, du lieu symbolique à la symbolique des lieux" (voir le billet introductif et le billet "destruction et appropriation"), avec quelques pistes de réflexion sur les hauts-lieux de la présence étrangère, notamment autour de deux figures : l'ambassade et la base militaire.


Celles-ci sont interrogées au prisme de "l'affaire des Corans brûlés", la base militaire de Bagram où a eu lieu cette incinération d'exemplaires du Coran étant le lieu de déclenchement d'une contestation sous forme de manifestations, d'émeutes et d'attentats qui ont notamment touché des ambassades. Questionner ces lieux de la présence étrangère permettra dans le prochain billet ("Les lieux de la contestation : émeutes et attentats") de discuter des spatialités de la contestation en Afghanistan. Par la violence extrême et très restreinte dans le temps comme dans l'espace, l'attentat est un discours spatial : ses acteurs utilisent la symbolique des lieux ou la foule comme cible privilégiée pour produire une peur ou exprimer le rejet d'un pouvoir. Dans cette perspective, il est nécessaire de comprendre comment des lieux véhiculent plusieurs symboliques qui entrent en rivalité et sont des cibles des actions sur l'espace, qu'elles soient ou non violentes.


Cette série de billets avait été initiée suite à "l'affaire des Corans brûlés" en février 2012 tel que l'événement est nommé dans les médias. Depuis, l'actualité a rejoint cette série de billets, avec le massacre de 16 civils afghans (dont 9 enfants) par un soldat étatsunien sorti dans la nuit du 10 au 11 mars 2012 de sa base militaire. L'incinération des exemplaires du Coran avait été suivie de manifestations, émeutes, violences et attentats qui avaient rapidement gagné le Pakistan. Ce dernier événement risque lui aussi de provoquer la colère, avec l'utilisation de l'espace public comme espace médiatique (au sens d'espace-signe) où cette colère se matérialise. 


samedi 3 mars 2012

Afghanistan, du lieu symbolique à la symbolique des lieux (2) : destruction et appropriation

Suite au billet "Afghanistan, du lieu symbolique à la symbolique des lieux (1) : Les lieux du pouvoir, les espaces de la contestation et la mise en scène de l'espace public (Introduction)", voici quelques pistes de réflexion sur la destruction, l'appropriation et la symbolique de lieux de pouvoir en Afghanistan. Deux types de lieux du pouvoir sont présents en Afghanistan : les lieux du pouvoir des autorités afghanes (tels que le Palais de Darulaman) et les lieux-symboles de la présence de la coalition armée internationale. S'il ne s'agit pas de tout dire sur la symbolique des lieux de pouvoir, voici quelques éclairages sur l'importance de l'approche spatiale pour la pacification des territoires et sur les apports de la multiscalarité dans la pensée stratégique.

Afghanistan, du lieu symbolique à la symbolique des lieux (1) : Les lieux du pouvoir, les espaces de la contestation et la mise en scène de l'espace public (Introduction)

L'affaire des Corans brûlés en Afghanistan a fait couler beaucoup d'encre, et intervenir de nombreux spécialistes sur la question afghane, la contre-insurrection, la problématique des outils pour imposer la démocratie, etc. En complément du billet "Afghan Rage : retours sur l'émission de France 24 (Adam Baczko)" du 29 février 2012, voici l'introduction d'une série de billets présentant quelques éléments de réflexion géographique sur la question des lieux de la guerre et des géosymboles dans la conflictualité, ainsi que celle de la géographie de la démocratie.

mercredi 29 février 2012

Afghan Rage : retours sur l'émission de France 24 (Adam Baczko)

Le 27 février 2012, France 24 a consacré deux émissions sur la question des Corans brûlés en Afghanistan et de ses conséquences, l'une en français : "Afghanistan, Irak, Libye : peut-on imposer la démocratie ?", et l'autre en anglais "Afghan Rage" (voir les vidéos de ces deux émissions à la fin du billet). Adam Baczko (doctorant à l'EHESS et à l'IRSEM), l'un des intervenants de l'émission "Afghan Rage", revient sur les arguments qu'il a présentés lors de cette émission, et nous donne son point de vue, à partir de son expérience de terrain en Afghanistan, sur l'insurrection taliban. Voir également le précédent billet d'Adam Baczko sur ce blog "La "guerre de guérilla" n'existe pas" (11 mai 2010).

"Présence des groupes talibans en Afghanistan"
Source : Carte de Laura Margueritte, publiée dans Constance de Bonnaventure,
"Afghanistan au plus près du pouvoir", Carto, n°7, septembre/octobre 2011.


dimanche 8 janvier 2012

"Le conflit afghan : géohistoire du conflit et dynamiques actuelles" (Trinôme académique de Strasbourg 2011)


Voici un compte-rendu et le power-point de la présentation de Julien Ebersold et Christophe Marchand lors de l'édition 2011 du Trinôme académique de Défense à Strasboug, qui portait sur la "géographie des conflits" (2 février 2011 à l'IUFM de Strasbourg et 15 mars 2011 à la base militaire de Meyenheim). La présentation power-point est particulièrement remarquable, elle permet pleinement de comprendre par les cartes, mais aussi de montrer la carte comme outil de discours spatial. Leur présentation s'ancre dans la démarche historique, et par la carte, ils visent à expliciter les évolutions des dynamiques




Ce billet reprend le compte-rendu publié sur le site de l'académie de Strasbourg. Parmi les autres interventions, Marc Bartolini a abordé la question d' "Haïti : les « coopérations civilo-militaires » un outil au service de l’humanitaire et du Soft Power à la française" et David Guinier celle des "Cyberconflits".

samedi 12 novembre 2011

"Villes afghanes, Défis urbains. Les enjeux d’une reconstruction post-conflit" (Béatrice Boyer)


Béatrice Boyer, 2010, Villes afghanes, Défis urbains. Les enjeux d'une reconstruction post-conflit, Karthala/Groupe URD, collection Pratiques humanitaires, Paris, 408 p.

"L’Afghanistan serait-il encore une terra incognita ? Certes, des toponymes tels que Kaboul ou la vallée de la Kapisa sont souvent évoqués dans les médias, mais que connaissons-nous réellement de l’Afghanistan ? Qui sont les Afghans ? Où vivent-ils ? Quels sont aujourd’hui les enjeux de la reconstruction dans ce pays, à la veille du retrait des troupes de la coalition internationale engagée dans ce pays depuis 2001 ? Si de nombreux ouvrages, articles et études paraissent sur la question des acteurs et des processus politiques, rares sont ceux à faire le point sur les espaces de vie en Afghanistan. L’ouvrage de Béatrice Boyer n’est pas remarquable seulement parce qu’il se distingue de la littérature existante : il l’est surtout par la qualité des informations et des réflexions que servent une écriture agréable et un recours à de très nombreux cartes et schémas. Se penchant sur les enjeux de la reconstruction dans les villes afghanes, cette urbaniste qui travaille pour le Groupe URD (urgence réhabilitation développement) entraîne le lecteur dans son expérience de terrain, dans « l’ordre et le désordre urbains » afghans, dans les difficultés pour les acteurs de la reconstruction à faire face aux enjeux imbriqués de l’arrivée massive de populations depuis les espaces de combats dans les zones rurales, et aux déficiences urbanistiques préexistantes dans un Afghanistan où les acteurs - y compris ceux de l’aide internationale - peinent à comprendre l’ensemble de la question urbaine".




Source du compte-rendu de lecture : Bénédicte Tratnjek, "Villes afghanes, Défis urbaines. Les enjeux d'une reconstruction post-conflit (Béatrice Boyer)", Cafés géographiques, rubrique "Des livres", 4 novembre 2011, en ligne : http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=2292




Ressources en ligne
pour aller plus loin


Les espaces de l’humanitaire en Afghanistan :



Des revues sur l'humanitaire :



samedi 27 août 2011

Webdocumentaire : "Afghanistan, 10 ans, 100 regards"


Un webdocumentaire sur l'Afghanistan :
Parallèlement aux émissions consacrées à l' "Afghanistan, une route de soi" sur France Culture (que l'on avait annoncé sans trop d'informations et qui révèlent passionnantes), Arte  propose à partir du 3 octobre 2011 un webdocumentaire sur l' "Afghanistan, 10 ans, 100 regards". Si les débats sur le retrait des troupes françaises d'Afghanistan est un enjeu politique et électoral, il semble plus que jamais nécessaire de comprendre la vie quotidienne dans ce pays dont on ne sait toujours que peu de choses.

Source : Arte reportage.



Des compléments en ligne :
A ce propos, on se reportera aux travaux du groupe URD (Urgence Réhabilitation Développement) qui, en plus de son travail humanitaire dans les villes afghanes, produit de nombreuses analyses sur l'Afghanistan (par exemple une étude très complète sur la ville de Mazra el-Sharif proposée par l'urbaniste Béatrice Boyer). On en reparlera dès que possible.


Présentation du webdocumentaire par Arte :
"8 octobre 2001. La coalition anglo-américaine déclenche la guerre d’Afghanistan, en représailles aux attentats du 11-septembre. Cinq semaines plus tard, le régime taliban est renversé mais depuis, le conflit n’en finit plus de s’enliser. En octobre et novembre 2011, le webdocumentaire "Afghanistan, 10 ans, 100 regards" revient sur cette décennie de conflit.

Mis en ligne quotidiennement à compter du 3 octobre, les cent modules du web-documentaire se répartissent en dix univers thématiques, sous forme de reportages (dix ans d’ARTE Reportage, dix portraits d’exilés afghans), detémoignages (dix regards d’Afghans sur leur pays, dix témoins du conflit, dix photographes de presse, dix autres façons de voir l'Afghanistan), d’analyses (dix questions sur le conflit à des experts internationaux, dix dessinateurs de presse du monde entier) et de repèresscientifiques, géopolitiques et culturels (chronologies historiques, cartes animées, découverte de la culture afghane). Vidéos, images, diaporamas sonores, animations interactives... "Afghanistan, 10 ans, 100 regards" se veut résolument multimédia. 

Disponible en trois langues - français, allemand, anglais -, le webdocumentaire repose sur la dualité, la complémentarité du regard des Afghans (autochtones et exilés) d’une part, de celui des observateurs étrangers (journalistes, diplomates, historiens, médecins, militaires...) d’autre part. Clé de voûte de ce programme, les regards d’Afghans sur leur propre pays, portraits et reportages captés en collaboration avec Webistan, l'agence photographique du photographe français d'origine iranienne Reza.

Rendez-vous à partir du 3 octobre sur afghanistan.arte.tv"


Source : Arte Reportage



mercredi 13 juillet 2011

"Afghanistan, une route de soi"

 Comme chaque été, France Culture propose ses "Grandes traversées", émissions consacrées à un thème approfondi par la diffusion d'archives, d'un débat et d'un documentaire. Parmi le programme de cet été 2011, on remarquera la "Grande traversée" consacrée à l'Afghanistan, une route de soi dans la semaine du 22 au 26 août. La question de l'Afghanistan est plus que jamais au centre des débats avec l'annonce du retrait des troupes de la coalition engagées sur ce théâtre depuis les événements du 11 septembre 2001. Dix ans plus tard, le retrait, qui fait suite à la mort de Ben Laden, n'est pourtant pas simple à gérer, tout comme l'a été la totalité de cette mission. De nombreuses questions - d'ordre stratégique et politique - se posent actuellement. Ces émissions seront peut-être l'occasion de découvrir un autre aspect : celui de la vie en Afghanistan, des populations, des structures locales...

Il est d'ores et déjà possible de programmer les podcasts pour ceux qui seront en vacances à ce moment-là. Trois émissions à découvrir : archives (chaque jour de cette semaine de 9h05 à 10h00) / débat (10h00-11h00) / documentaire (11h00-12h00).


A noter également un autre thème dans les "Grandes traversées" avec des émissions consacrées à l'Algérie 1961, à la croisée des chemins dans la semaine du 25 au 29 juillet (archives / débat / documentaire). Présentation proposée par France Culture :

"Algérie 1961, c’est l’année où tout se joue, et où tout bascule ! L’année décisive où il faut en finir.
Le général de Gaulle l’a dit lors de son discours de fin d’année, le 31 décembre 1960, « pour l’Algérie, nous voulons que 1961 soit l’année de la paix rétablie, afin que les populations puissent décider librement de leur destin et pour que  naisse l’Algérie algérienne ! ». Après plus de six ans d’affrontements contre le FLN, dans ce que l’on appelait alors les « événements d’Algérie», l’heure est à la sortie de guerre. 
Le 8 janvier 1961, le ‘oui’ l’emporte lors du vote du référendum sur l’autodétermination. Le monde politique est bien décidé à négocier une paix devenue inévitable avec le GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne), des réunions s’organisent tout au long de l’année, à Evian, puis à Lugrin.  
Pendant ce temps, des partisans de l’Algérie française se jettent à corps perdu dans un ultime combat,  du putsch des généraux en avril aux attentats réguliers de l’OAS, en Algérie comme en métropole, un sursaut national désespéré se fait jour en opposition au choix de De Gaulle dont le célèbre « je vous ai compris » lancé le 4 juin 1958, à Alger, a laissé un goût amer. 
Dans une sorte de fuite en avant, mêlant espoir et désarroi, la parole et les armes vont rythmer ces douze mois décisifs. Attentats, assassinats, manifestations, répressions, y compris en France, notamment lors de la manifestation du 17 octobre violemment réprimée par la police aux ordres du préfet Papon…. La route vers la paix est ardue, et les ornières creusées entre les communautés seront autant de déchirures et de blessures gardées en mémoire. 
Entre les « Français d’Algérie », tiraillés, désespérés à l’idée d’être arrachés à la terre de leurs pères, et ceux que l’on appelait les « Français musulmans d’Algérie », citoyens de seconde zone, accrochés à l’espoir d’un statut meilleur, de liberté et d’égalité, sans parler des soldats français lancés dans cette « opération de pacification », cette année 61 sonne comme la dernière avant l’indépendance, l’année où deux mondes se retrouvèrent à la croisée des chemins. 
Cinquante ans après, ici et là-bas, en métropole et en Algérie, ces hommes et femmes qui n’ont pu vivre ensemble, sur cette terre en partage, revivent cette histoire commune où la page blanche n’existe pas.  Où le livre se couvre à nouveau de lignes à l’encre bleue. Le bleu d’un ciel qu’aucun ne peut oublier. 
Et même si les souvenirs se teintent, bien souvent, de la couleur du sang ou des larmes, un mot revient souvent dans ces destins croisés, « gâchis » !"

En attendant, il est possible également de (ré)écouter des géographes intervenus sur la question de l'indépendance du Sud-Soudan, comme l'annonce le dossier "Soudan(s)" proposé sur le site des Cafés géographiques (en complément, on retrouvera le billet "Le Sud-Soudan vu par les géographes").


samedi 27 novembre 2010

Géographie des conflits : la prochaine question au CAPES d'histoire-géographie

La nouvelle question de géographie générale pour les concours de l'enseignement (CAPES externe d'histoire-géographie 2011-2012, 2012-2013 et 2013-2014) concernera la "Géographie des conflits". Plusieurs billets seront prochainement consacrés à cette question. Il est d'ores et déjà possible de consulter de nombreux travaux sur la question. Voici une liste (non exhaustive !) de quelques ressources en ligne qui peuvent permettre d'appréhender plusieurs aspects de cette question très large.


La dernière lettre d'informations de Géoconfluences (10 novembre 2010) fait le point sur les articles déjà disponibles permettant d'approfondir certains territoires en guerre (le dossier "Afrique subsaharienne", notamment autour de la crise en Côte d'Ivoire), la question des "frontières", et celle des conflits d'usage. Elle rappelle également les enjeux de ce programme dans la perspective des concours : "son objectif est d’embrasser dans une approche géographique l’ensemble des processus et phénomènes conflictuels en articulant conflits/conflictualité et territoires/ territorialité/ territorialisation en insistant en particulier sur les jeux d’acteurs, les dynamiques d’interaction et les emboîtements d’échelles".


Le billet "Géographie des conflits récents : quelques articles" (sur ce blog, 11 mai 2009) faisait le point sur des articles parus au cours des années 2008 et 2009 dans des revues en ligne et interrogeant la conflictualité au prisme de l'approche spatiale. Des articles revenant sur les cas du conflit sri lankais, des tensions caucasiennes, sur la dispute territoriale entre Israël et Palestine, sur la guerre de RDC, sur les stratégies territoriales des FARC, sur les drogues en Afghanistan...


La question n'englobe pas que le cas des conflits armés, mais également les problématiques autour des conflits d'usage, des conflits environnementaux, des conflits pour l'aménagement... qui feront bientôt l'objet de billets sur ce blog, afin de présenter les différentes approches et problématiques, et les ressources disponibles à toute personne qui s'intéresserait à ces questions.


vendredi 15 octobre 2010

"Haute tension. Des chasseurs alpins en Afghanistan"

Sylvain Tesson, Thomas Goisque et Bertrand de Miollis, 2009, Haute tension. Des chasseurs alpins en Afghanistan, Gallimard, 144 p.


"[...] Huit ans après le déploiement des premiers militaires français en Afghanistan, la situation ne s’est pas améliorée, et semble au contraire se dégrader dans les régions périphériques. [...] C’est le moment où les chasseurs alpins appartenant au 27e BCA d’Annecy (le 27ème bataillon de chasseurs alpins) arrivent en Kapisa, région particulièrement instable, hostile et difficile à contrôler. Les trois auteurs de Haute tension proposent aux lecteurs de découvrir l’expérience de ces militaires, sous la forme d’un récit (celui de l’écrivain Sylvain Tesson), accompagné des superbes photographies de Thomas Goisque et des remarquables aquarelles de Bertrand de Miollis. Dans cet ouvrage, trois manières de raconter l’expérience du 27e BCA se croisent, et donnent à voir, sous des supports différents (textes, photographies, aquarelles), les territoires des militaires français en Kapisa (Nord-Est de l’Afghanistan)".




dimanche 3 octobre 2010

Des colloques en perspective (octobre 2010)

La rentrée universitaire est aussi le temps de la rentrée des colloques et autres événements scientifiques. Les questionnements autour de la guerre sont l'objet d'une multitude d'événements très variés, qui permettent de se questionner sur les liens entre la géographie et les conflits, entre la politique et la guerre, ou encore sur la pensée stratégique.


La Grande Guerre aujourd'hui. Patrimoines, territoires, tourismes
Pour la première séance du séminaire "La Grande Guerre aujourd'hui. Patrimoines, territoires, tourismes", Anne Hertzog et Nicolas Offenstadt interviendront sur la question de "La Grande Guerre aujourd’hui. Patrimoines, territoires, tourismes. Enjeux d’une recherche". Cette séance introductive, qui se déroulera le mardi 5 octobre 2010, s'incrit dans une série de séminaires qui se dérouleront tous les premiers mardis du mois, d’octobre 2010 à juin 2011 de 17h00 à 19h00, à la Direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives (Ministère de la Défense, 37 rue de Bellechasse, Paris, 7ème arrondissement). Voir le programme du séminaire et les informations pratiques sur le site Calenda.

La pensée stratégique française
L'Alliance géostratégique (AGS), qui vient de refondre son site, proposera le premier café stratégique, à Paris, au café Le Concorde (239 bd St-Germain, 6ème arrondissement), le jeudi 7 octobre 2010 à partir de 19h00, avec pour invité le Général Desportes (notamment auteur de La guerre probable, Introduction à la stratégie ou Décider dans l'incertitude) qui interviendra sur "La pensée stratégique française. Plus d'informations sur le site d'AGS.


Le Kosovo indépendant et la nouvelle donne dans les Balkans
Conférence-débat organisée par le Centre d'études et de recherches internationales (CERI), avec pour invité Veton Surroi (Président, Foreign Policy Club, Pristina, fondateur de Koha Ditore, principal quotidien et chaine TV du Kosovo, ancien député). Le débat sera introduit par Jacques Rupnik, spécialiste des Balkans, et se déroulera le jeudi 7 octobre de 17h00 à 19h00, dans la salle de conférences de Sciences Po Paris (56 rue Jacob, Paris, 6ème arrondissement). Plus d'informations sur le site du CERI. Attention, le conférencier s'exprimera en anglais.


Décolonisons les imaginaires
La deuxième édition de ce colloque se déroulera le vendredi 8 octobre 2010, de 14h30 à 19h30 à l'Hôtel de Ville de Paris. Les intervenants seront réunis en 3 tables-rondes : "Etat des lieux, langage et préjugés, l’origine du mal", "Médias et clichés, la banalisation des discriminations ?", "Décoloniser le langage, devoir de mémoire, devoir de création ?". Voir le programme sur le site de France Culture.


Afghanistan : quels enjeux pour l'action humanitaire dans "le pays de l'éternité en guerre" ?
La journée d'études organisée par l'IEP de Grenoble sur les enjeux humanitaires en Afghanistan face au risque de la paralysie de leurs actions, se déroulera le jeudi 14 octobre 2010 à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Voir l'argumentaire du coordinateur de la journée, Pierre Micheletti, sur le site de la revue Grotius. Voir la plaquette et le programme.


La démocratie et la guerre
Organisé par le Centre d'études sociologiques et politiques Raymond Aron, avec le soutien de la Fondation St-Cyr, le colloque "La démocratie et la guerre" se déroulera les lundi 18 et mardi 19 octobre 2010 à l'EHESS (amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail, Paris, 6ème arrondissement). Plusieurs tables-rondes sont au programme : "Paix et guerre dans les démocraties" ; "La guerre dans les Etats démocratiques (études de cas)" ; "Comment les démocraties font la guerre". Voir le programme et la présentation du colloque faite par ses organisateurs, Jean-Vincent Holeindre et Geoffroy Murat.