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jeudi 28 mars 2013

Café géo : "Ville et Fortifications : Enjeux et Opportunités"

Les Cafés géographiques de Besançon organisent un café géo sur les "Villes et Fortifications : Enjeux et Opportunités" le mardi 9 avril 2013 à 18h00 à la Péniche Le D'Calé (ancrée sur le Doubs, pont de Bregille, Besançon) avec Marie Steenbergen (réseau des sites Majeurs de Vauban) et Clémentine Thierry (doctorante en géographie et aménagement, laboratoire ThéMA, Université de Franche-Comté). Voir également les événements organisés autour du 5e anniversaire de l'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO des fortifications de Vauban.





Présentation sur le sites des Cafés géographiques:
"Cette année, le Réseau Vauban et les douze sites qui en sont membres célèbrent le 5e anniversaire de l’inscription des Fortifications de Vauban sur la Liste du patrimoine mondial.

Des manifestations de toutes sortes sont organisées tout au long de l’année, à cette occasion. Au delà de la joie et de l’enthousiasme généré par cette labellisation dans les sites concernés, il est possible d’y voir une occasion de porter un regard renouvelé sur les héritages fortifiés de type bastionné et sur leurs liens aux villes qui les abritent.

Comment ces superstructures s’insèrent-elles dans les tissus urbains contemporains ?
En quoi l’aménagement urbain peut-il aujourd’hui s’appuyer sur ces legs massifs du passé, à la vocation militaire initiale désormais désuète, pour produire des espaces cohérents tant sur le plan spatial que social ou plus symbolique ?

Inscrite dans le temps autant que dans l’espace, l’œuvre de Vauban (plus de 160 forteresses construites en 53 ans, en France et à l’étranger, soit 7 millions de personnes qui vivent à proximité des remparts)constitue pour les villes qui en bénéficient une étonnante opportunité autant qu’une fabuleuse contrainte. A l’échelle de cités aujourd’hui soumises à l’étalement urbain et mises face à la nécessité de bâtir des territoires plus cohérents et durables, les fortifications d’agglomération et leurs apophyses constituent un véritable paradoxe : si elles sont une opportunité en terme d’image ou encore de ressource foncière, elle deviennent plus contraignantes dès lors que sont abordées les questions d’accessibilité, de gouvernance et d’aménagement qui peuvent être associées à leur reconversion.

Comment, en effet, rendre accessible au plus grand nombre ces héritages nouvellement inscrits au Patrimoine mondial, alors qu’ils furent bâtis et érigés pour ne pas être atteints, pour défendre et se constituer en barrières ? Et comment bâtir des projets de territoire à partir de ce patrimoine emblématique et austère à la fois ? Comment construire une stratégie de marketing territorial à partir d’un patrimoine reconnu, mais méconnu et « mal aimé » ?"


Quelques ressources autour de ce café géo :
Des numéros de revue en ligne :


Des articles en ligne :
L'ensemble Vauban : lieux clés et logiques circulatoires
Source : Xavier Bernier et Kevin Sutton, 2013, "Les fragmentations d'un territoire fortifié :Briançon à l'épreuve de sa labellisation", Mappemonde, n°108.


Source de l'information : site des Cafés géographiques.


samedi 11 août 2012

Reconstruire au Liban : un enjeu de mémoire (La Grande Table, France Culture)

Au coeur de la série "Les espaces et les spatialités de la mémoire", voici un petit contournement, avec l'enregistrement de l'émission du 24 novembre 2011 de La Grande Table (sur France Culture), dont la première partie était consacrée à la question "Reconstruire au Liban : un enjeu de mémoire". Des témoignages sur le déni de mémoire et la patrimonialisation dans le processus de reconstruction à Beyrouth. L'occasion de signaler sur ce blog trois ouvrages sur la question de la mémoire dans les espaces de la reconstruction au Liban.



Résumé de l'émission :
C'est d'architecture comme enjeu de mémoire dont nous parlons aujourd'hui, en prenant l'exemple de Beyrouth. Philippe Tretiack, l'un des membres de notre petite bande, revient de la capitale du Liban qu'il a observée avec ses yeux d'arhitecte. Dans cette ville dévastée et marquée par la guerre, l'actualité de la reconstruction est permanente. Ce sont particulièrement les transformations du centre ville qui sont frappantes car elles posent à la fois des questions d'histoire, d'identité et de mémoire architecturale...

Quelle architecture adopter après le conflit ? Quelles sont les difficultés causées par la privatisation de la construction de la ville, confiée à des promotteurs immobiliers ? Reconstruit-on un théâtre nostalgique de la guerre ? Ou bien une vitrine internationale à destination des classes supérieures ?


Invités :
  • Philippe TRETIACK, architecte et urbaniste de formation, journaliste, écrivain.
  • Hyam YARED, écrivain.
  • Alain BUBLEX, artiste plasticien.





Sources de l'émission :
"Reconstruire au Liban : un enjeu de la mémoire", La Grande Table, France Culture, 24 novembre 2011, en ligne : http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-reconstruire-au-liban-un-enjeu-de-memoire-l-aventure-de-la-soul-2011-11-24


Pour aller plus loin : des lectures incontournables
  • Franck Mermier et Christophe Varin (dir.), 2010, Mémoires de guerre au Liban. 1975-1990, Sindbad/Actes Sud, 620 p. (voir une recension d'Elizabeth Picard pour la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée).
  • Mona Harb, 2010, Le Hezbollah à Beyrouth (1985-2005). De la banlieue à la ville, Karthala, 300 p. (voir une recension de Fabrice Balanche pour Géocarrefour).
  • Aïda Kanafi-Zahar, 2011, Liban. La guerre et la mémoire, Presses Universitaires de Rennes, 260 p.



dimanche 14 août 2011

"Le patrimoine militaire et la question urbaine" (In situ, n°16, 2011)


"Le patrimoine militaire et la question urbaine", In situ. Revue des patrimoines, n°16, 2011.


"La revue en ligne In situ consacre son dernier numéro au « patrimoine militaire et la question urbaine » (n°16, 2011). Sous la direction de Dorothée Chaoui-Derieux (conservateur du patrimoine) et d’Emilie d’Orgeix (maître de conférences en histoire de l’art moderne à Bordeaux 3), qui signent unéditorialparticulièrement efficace qui présente avec synthèse les différents enjeux de la réflexion sur le patrimoine militaire urbain, ce numéro propose un regard éclairant sur les processus de reconversion et de patrimonialisation des patrimoines militaires, question qui est aujourd’hui au cœur de l’actualité dans de nombreuses villes, du fait de la fermeture progressive de nombreuses casernes en France d’une part, et de la question de la réhabilitation de nombreuses traces archéologiques d’autre part. Cette thématique intéressera, de plus, tous ceux que la géohistoire des formes urbaines intrigue, dans la mesure où ce numéro apporte de nombreux compléments à l’analyse de l’urbanisation et des politiques urbaines dans des villes telles que Strasbourg, Lyon ou Saint-Nazaire, dont les étudiants parcourent les cartes topographiques. A travers une démarche principalement historique, « il s’agit ici de s’interroger sur les principes d’identification, d’inventaire et d’étude de ce patrimoine antique, médiéval, moderne ou contemporain, conservé ou disparu, d’évaluer l’impact du fait militaire sur les sites d’implantation des villes et sur la structuration urbaine (emprise au sol, réoccupation d’anciens édifices ou emprises, créations de nouveaux pôles d’urbanisation...) et, enfin, d’analyser les différents processus de patrimonialisation, de reconversion des sites et la perception qu’en ont aujourd’hui leurs usagers »."




Source du compte-rendu : Bénédicte Tratnjek, 2011, "Le patrimoine militaire et la question urbaine (In situ, n°16, 2011)", Cafés géographiques, rubrique "Des livres", 13 août 2011, en ligne : http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=2235




mercredi 15 septembre 2010

Exposition "Berlin : lieux, traces, frontières"


L'exposition photographique "Berlin. Lieux, traces, frontières. La photographie à l'épreuve des transformations sociales" présentera le travail de Tristan Siegmann sur la rénovation d'un quartier berlinois. Des photographies qui interrogent la reconstruction, non seulement dans la rénovation morphologique de la ville, mais aussi dans les rivalités entre les acteurs de cette politique urbaine, et dans l'identité de la ville à travers le processus de patrimonialisation. L'exposition se déroulera à Nantes (Espace Cosmopolis) du 13 au 24 octobre 2010. Voir les détails sur le site du CIERA (Centre interdisciplinaire d'études et de recherches sur l'Allemagne).

Actualisation du billet : suite à une demande des organisateurs, le communiqué de presse a été ajouté à la fin de ce billet.




Présentation sur le site du CIERA :
Durant le mois d’octobre, le photographe Tristan Siegmann sera en résidence de recherche et de production photographiques à l’Institut d’Etudes Avancées de Nantes (IEA). Une approche pédagogique de sa démarche est envisagée dans le cadre du projet Cosmopolis soutenu par la ville de Nantes. Les photographies du quartier Friedrichshain à Berlin, exposées du 13 au 24 octobre dans le lieu dit, offrent en effet des similitudes avec les évolutions du quartier de Malakoff, coeur de la rénovation urbaine de la capitale de Loire-Atlantique.

Evoluer dans un paysage urbain habituel est chose moins aisée qu’on ne le croit. Le voir et le comprendre, c’est accepter de le remettre en cause dans son évidence. La représentation des transformations urbaines est naturellement toujours corrélée à celle des changements sociaux qui la sous tendent. Leur redéfinition permanente permet-elle de réduire l’espace qui existe entre la dualité de la réalité du territoire urbain et la recomposition d’une ville imaginaire ou à ré-imaginer au sens le plus noble du terme ?



Communiqué de presse :
L’exposition photographique de Tristan Siegmann sur le thème de « Berlin : lieux, traces, frontières- La photographie à l’épreuve des transformations sociales » aura lieu du 13 au 24 octobre 2010 à l’Espace Cosmopolis de Nantes.

Autour de cet événement iconographique se tiendra une série de débats et conférences sur les différentes problématiques que suscitent les images ainsi présentées à propos du dépassement du mur, de la réinvention de la ville à partir de la matrice berlinoise ou de l’entrée de la capitale dans le champ des rapports franco-allemands. Le programme, qui a mobilisé l’énergie de nombreux partenaires (ville de Nantes, Nantes Métropole, Conseil Régional des pays de Loire, Conseil général de Loire-Atlantique, Maison de l’Europe à Nantes, CIERA, Centre culturel franco-allemand de Nantes, Rectorat de Nantes, Institut des Etudes Avancées de Nantes), a été établi sous la direction de Jean-Louis Georget (CRIA, EHESS/CNRS) en partenariat avec la revue Allemagne d’Aujourd’hui.




dimanche 30 mai 2010

Exposition "Les fortifications en presqu'île de Crozon"


L'association "Valoriser les patrimoines militaires" organise une exposition sur Les fortifications en presqu'île de Crozon (déjà exposée l'été dernier à Roscanvel) à la Tour Vauban de Camaret-sur-Mer, jusqu'à la fin du mois de juin 2010.






Présentation de l'exposition par les organisateurs :

"A la demande de la Communauté de communes de la presqu'île de Crozon, notre association a conçu l'exposition "Les fortifications en presqu'île de Crozon" qui est présentée au réduit de la pointe des Espagnols à Roscanvel (Finistère) en juillet et août.


 
Cette exposition, composée de 16 panneaux thématiques, a été ralisée dans le cadre d'un conventionnement avec le Conseil général du Finistère qui fait de l'association "Valoriser les Patrimoines Militaires" un interlocuteur privilégié pour la valorisation du patrimoine fortifié à l'échelle départementale.


 
Le territoire de la presqu'île de Crozon conserve un nombre exceptionnel de fortifications édifiées depuis le Néolithique jusqu'au XXe siècle. Ces ouvrages fortifiés constituent aujourd'hui un très riche patrimoine dont la valorisation est en cours, grâce notamment à une Route des fortifications.

Rassemblant plus d'une centaines de documents, cette exposition présente le patrimoine fortifié de la presqu'île afin de fournir au public les clés pour sa compréhension. Elle accorde une priorité aux données générales qui peuvent être utiles pour la découverte des fortifications dans leur ensemble."



Détails pratiques :
 
Lieu : Tour Vauban de Camaret-sur-Mer (bâtiment en bois au pied de la Tour).

Ouverture : du mardi au dimanche, de 14h à 17h, entrée libre.
Renseignements : 02 98 27 94 22 ou 02 98 27 24 76.

Site de l'association "Valoriser les patrimoines militaires" : http://asso-vpm.over-blog.com/




jeudi 4 mars 2010

"Bagdad 1920-2010 : Patrimoine urbain et mémoires collectives en question"


L'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) organise une rencontre-débat autour de la question de "Bagdad 1920-2010 : Patrimoine urbain et mémoires collectives en question" avec Caecilia PIERI (doctorante en histoire urbaine à l'EHESS, auteur de l'ouvrage Bagdad arts déco, éditrice aux Editions du Patrimoine), le vendredi 12 mars 2010, à 14h30, à la Maison méditerranéenne des sciences de l'homme (MMSH) d’Aix-en-Provence, salle Paul-Albert Février. La séance sera animée par Edouard Méténier (historien, Université de Provence). Caecilia PIERI est spécialisée dans l'édition d'architecture et de patrimoine depuis plus de 20 ans. Elle termine un doctorat sur la transformation architecturale et urbaine de Bagdad entre 1920 et 1960. Directement en lien avec les problématiques qui préoccupent ce blog, la deuxième partie de son intervention sera consacrée aux effets de la guerre sur l'urbanisme au quotidien, la segmentation des quartiers...



Présentation de la rencontre-débat :
"A partir du mandat britannique (1920) et de l’avènement du premier royaume d’Irak (1921), Bagdad a connu un essor architectural et urbain sans précédent, à la faveur duquel ce chef-lieu de province ottomane est devenu une capitale « moderne ».

Portée par un projet colonial puis par la dynamique d'une construction nationale, cette transformation s’incarne dans l’indépendance, acquise dès 1932. Elle se caractérise par le renouvellement des formes de l’habitat, par un croisement des références entre modèles venus d’Europe et réinterprétations locales, enfin par une évolution, complexe et parfois conflictuelle, des pratiques citadines.

Les vieilles demeures ottomanes et les quartiers résidentiels verdoyants construits sur le principe des villes-jardins n’ont pas été détruits par les guerres, contrairement à l’image partielle qu’en donnent souvent les médias, mais ils sont aujourd’hui en déshérence. Les maisons se vident et se détériorent faute d’entretien, et l’ancien centre résidentiel tend à se paupériser.

L’exposé fournit un panorama des différentes phases de cette évolution ; il montre comment la ville est actuellement sujette à un processus de fragmentation socio-spatiale qui remet en question ce cadre urbain, en tant que patrimoine mais aussi en tant que base d’une mémoire et d’un projet collectifs. La « reconstruction » imminente, lieu de tous les appétits, constitue à cet égard une menace radicale".