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lundi 22 octobre 2012

Géographie de l'antimonde : bibliographie/sitographie

"Les taux de détention en Europe"
Source : Olivier Milhaud,
dans "Les mondes des prisons : un anti-monde ?",
Cafés géographiques, 22 mars 2006.
La prochaine Journée Géo'rizon (organisées par l'Université de Savoie) aura lieu le 20 décembre 2012 à Chambéry et aura pour thème l' "Antimonde". L'occasion de proposer une sélection biblio/sitographique autour de la géographie de l'antimonde. Cette sélection est loin d'être exhaustive, et elle se concentre sur les travaux de géographes et sur les articles/ouvrages dont l'approche spatiale est au coeur de la démarche. Pour Brunet, l’antimonde est cette « partie du monde mal connue et qui tient à le rester, qui se présente à la fois comme le négatif du monde et comme son double indispensable » (Roger Brunet, Robert Ferras et Hervé Théry, 1992, Les mots de la géographie : dictionnaire critique, La Documentation française, Paris, p. 35). « J'ai proposé le concept d'antimonde comme ensemble d'activités marginales ou illégales, en contradiction ou en symbiose avec les systèmes dominants ; et, à cet égard, publié des analyses approfondies des zones franches et paradis fiscaux, de la géographie du Goulag, du monde du diamant, et des formes et tactiques du retranchement dans l'affirmation du pouvoir ou des façons de s'en abriter » (Roger Brunet, 2009, "Aiguiser le regard sur le Monde", Bulletin de la Société géographique de Liège, n°52, pp. 59-61). Depuis, de nombreux géographes ont discuté cette acception de la notion d'antimonde, au point que le sujet "Antimonde et mondialisation" a été posé à l'agrégation externe de géographie en 2011 (voir le sujet et le corpus documentaire).


"Typologie simplificatrice des espaces de l'antimonde de Roger Brunet"
Source : Romain Cruse, 2009, L'antimonde caribéen, entre les Amériques et le monde,
publié dans "Epreuve sur dossier : concepts et méthodes de la géographie",
Agrégation Concours Externe, session 2011.



lundi 14 septembre 2009

Géopolitique des drogues


Une citation extraite de l'ouvrage de Rémi Baudouï, Géopolitique du terrorisme. Les territoires de l'insécurité de la mondialisation (Armand Colin, collection 128, Paris, 2009, p.26) qui montre bien que l'insécurité n'est pas seulement une réalité, elle relève également de discours qui "formatent" le regard que l'on porte sur le Monde et sur les territoires du danger. Dans ce contexte, le cas des drogues est particulièrement révélateur d'un découpage du Monde entre pays producteurs (souvent considérés comme les territoires dans lesquels il faut intervenir pour faire cesser ces trafics illégaux, et sont pointés du doigt comme des territoires menaçant la sécurité mondiale) et les pays consommateurs (qui sont pourtant les principaux fléaux, puisqu'ils "activent" la demande et la mise en réseau des trafics de drogue à l'échelle mondiale). Pourtant, un tel découpage du Monde au regard des drogues "formate" les politiques sécuritaires, tant intérieures qu'extérieures.


"
La distinction opérée entre Etats producteurs et Etats consommateurs rend compte de cette perception politique de l'usage de la drogue vécu sur le plan international comme un système à part entière de destruction des forces vives des nations occidentales
".



A consulter : l'excellent site du géographe Pierre-Arnaud Chouvy, avec de nombreuses photographies commentées, une cartographie très précise et de nombreuses analyses (tant à l'échelle locale qu'à l'échelle mondiale).



L'émission Le Dessous des cartes a d'ailleurs consacré trois émissions sur la question du terrorisme en 2005 :

Le Dessous des cartes - "Terrorisme 1/3 : Les origines et l'histoire"
Emission du 13 avril 2005 (voir les cartes)



Le Dessous des cartes- Terrorisme 2/3 : "Définition et classement"
Emission du 20 avril 2005 (voir les cartes)



Le Dessous des cartes - "Terrorisme 3/3 : Religion et pouvoir"
Emission du 27 avril 2005 (voir les cartes)


dimanche 31 mai 2009

Trafics et frontières au Kosovo


Un article (cliquez sur le texte pour agrandir) paru dans le Balkan Investigate Reporting Network (BIRN) et traduit dans le Courrier des Balkans sous le titre "Trafics et contrebande : les frontières du Kosovo sont toujours poreuses" pose la question du contournement, voire de l'appropriation des frontières par les réseaux criminels au Kosovo. Plusieurs problématiques concernant sont ainsi soulevées :


1/ La question de la frontière
Le tracé entre la Serbie et le Kosovo est une frontière pour les uns (ceux qui reconnaissent l'indépendance du Kosovo) et une délimitation administrative interne à un pays pour les autres (ceux qui reconnaissent l'autorité de la Serbie sur le Kosovo, en dénonçant l'indépendance du Kosovo comme statut illégal). La question de la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo n'est pas seulement une question de rivalités de pouvoir entre des acteurs sur la scène internationale comme sur la scène régionale (balkanique), c'est aussi un problème de mise en place d'une sécurisation de ce tracé : qui doit protéger et contrôler ce tracé (qu'il soit ou non une frontière) ? La question du statut de ce tracé renvoie à la question de la légitimité des acteurs de la sécurisation et du contrôle de cette limite. Et donc à la question de la souveraineté et à ces incertitudes : si une partie de la communauté internationale (dont les Etats-Unis et une grande partie des membres de l'Union européenne) reconnaît aujourd'hui l'indépendance du Kosovo, les velléités de certains membres des Nations Unies sont toujours aussi grandes (Russie, Grèce, Chine, Espagne...). De plus, un certain flou juridique perdure, même parmi les membres reconnaissant l'indépendance, puisque la résolution 1244 (qui mit fin à la guerre du Kosovo en juin 1999 et devait prendre fin lorsque le statut du Kosovo serait décidé) est toujours en place. Au final, sur le tracé entre Serbie et Kosovo, existent 2 lectures : une frontière vs une limite interne. Et cette double lecture se reporte sur l'ensemble des frontières du Kosovo (celles dont le statut de frontière n'est pas remis en cause, c'est-à-dire celles avec un extérieur bien défini : les frontières avec l'Albanie pour la plus ancienne, le Monténégro et la Macédoine pour les plus récentes, c'est-à-dire celles issues de la décomposition de l'ex-Yougoslavie) à travers le problème de la multiplicité d'acteurs susceptibles d'être légitimes/illégitimes pour assurer la protection et le contrôle de ce tracé, en fonction du point de vue adopté : forces de police du Kosovo en tant qu'Etat indépendant, forces de police de Serbie en tant qu'Etat légitime sur le Kosovo, forces de police de la communuaté internationale en tant que forces de stabilisation maintenues dans le cadre de la résolution 1244. Cela renvoie à des problématiques "classiques" de la géopolitique / sciences politiques : qui gouverne(nt) ? quel(s) territoire(s) pour quelle gouvernance ? quelle(s) rivalité(s) de pouvoir entre les acteurs syntagmatiques ?


2/ La question de la criminalité
Autre point soulevé par l'article : la porosité des frontières et les problèmes de transit de marchandises illégales de toutes sortes (drogue, armes, contrefaçons, organes humains, êtres humains...). Le lien entre criminalité et frontière ne pose pas seulement des questions d'ordre géoéconomique (le géographe Christian Pradeau parle de "géofinance" pour démontrer la complexité entre l'intensification de l'effet-frontière comme catalyseur d'échanges et l'intensification des flux matériels/immatériels : voir le chapitre "Géofinance et frontières", Jeux et enjeux des frontières, Presses Universitaires de Bordeaux, Bordeaux, 1994, pp. 241-258). Ce lien criminalité/frontière pose également des questions de rivalité de pouvoir et des questions d'ancrage territorial.

Rivalités de pouvoir, non seulement entre les différents réseaux criminels qui se concurrencent sur certains marchés (les réseaux criminels serbes et la mafia albanaise, mais également les mafias russes et siciliennes qui ne sont pas "implantées" dans les Balkans, du moins pas pour toutes les marchandises, mais se servent des diverses organisations criminelles locales pour faire transiter leurs propres marchandises), mais aussi entre les différents acteurs de la lutte contre la criminalité organisée. Acteurs qui dépassent le cadre des frontières (quelles qu'elles soient !) du Kosovo. Les transits de marchandises illégales ne concernent pas seulement le Kosovo - et plus généralement les Balkans - mais également les autres pays "consommateurs", situés dans l'Europe de l'Ouest. Ces mêmes pays qui sont contributeurs de la sécurisation de la région balkanique à travers les différentes missions miliaires et policières déployées au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine, en Macédoine... Les mises en place de politique et d'actions de lutte contre les réseaux criminels dans les Balkans ne concernent pas seulement les acteurs politiques locaux, mais bien l'ensemble du continent européen. Paradoxalement (ou peut-être pas tant que cela !), les membres de l'Union européenne, qui abolissent dans l'espace communautaire les frontières, tendent à renforcer les frontières des pays périphériques de l'UE. La question des routes de transit pour les marchandises illégales pose donc de nouveau la question de la souveraineté vis-à-vis de la frontière : quels sont les acteurs légitimes pour la sécurisation et le contrôle des marchandises aux frontières du Kosovo ? Le maintien de la résolution 1244, et donc des forces militaires et policières de l'Union européenne au Kosovo, permet ainsi d'assurer un des éléments clés de la politique des Etats contributeurs : la sécurisation de leur propre territoire vis-à-vis de l'afflux de marchandises illégales, en luttant non pas seulement à l'intérieur de leur espace souverain, mais également à l'extérieur, sur les routes des marchandises illégales.



Pour aller plus loin :

mardi 30 septembre 2008

Les trafics dans les villes en guerre : éléments de réflexion géographique


Le lien entre les guerres et les trafics trouve son paroxysme en milieu urbain. La ville est un enjeu multiscalaire :

  • au coeur des voies d'acheminement des marchandises, elle est un carrefour pour les trafiquants et se transforme en plaque-tournante ouverte à d'autres destinations d'acheminement,
  • foyer de consommation de tous les trafics, elle devient une zone d' "écoulement" des "marchandises" (drogue, armes, médicaments, femmes, enfants, cigarettes...).

La déstabilisation (politique, économique, sociale et identitaire) qui règne pendant et après la guerre permet aux trafiquants d'asseoir leurs trafics dans des territoires urbains chaotiques dont ils prennent le contrôle. Ils deviennent même des acteurs de cette déstabilisation : la paix signifiant à terme un "retour à la normale" (gouvernance urbaine, souveraineté des autorités sur l'ensemble du territoire, rétablissement du maillage sécuritaire...), ils n'hésitent pas à financer des groupes armés ennemis afin de maintenir les violences et le désordre social. Ainsi, ils renforcent leur assise territoriale dans des zones de non-droit, dans lesquelles ils gèrent l'ordre, "dictent leurs lois", et se substituent à la souverainté étatique.



Les trafics de drogue et la guerre

Le lien entre guerre et drogue est souvent étudié. Mais il relève d'une complexité dans les échanges de marchandise, souvent ignorée par les médias : la guerre n'est pas toujours financée par la drogue, bien que celle-ci joue un rôle indéniable. La drogue peut à la fois être une arme, et une source de tensions. Une arme du fait des effets psychologiques qu'elle provoque sur le guerrier : pensons au cas des enfants-soldats, souvent stimulés par des prises de drogues dures, moins sensibles aux blessures et maintenus dans un état de soumission vis-à-vis du groupe armé qui les a embrigadés. Une source de tensions du fait des liens économiques entre la drogue et la guerre. A chacune des étapes de la diffusion des drogues (production, transformation, commercialisation), les marges bénéficiaires augmentent exponentiellement, devenant de plus en plus un produit à haut valeur ajoutée très convoité. Pour Alain Joxe (La planète des drogues), chaque étape est "un lieu d'accumulation du pouvoir, de la force militaire, car, quand il y a des surplus, on peut nourrir des soldats". Les groupes armés peuvent fabriquer et vendre de la drogue, mais elle peut aussi être un moyen de troc (contre des armes le plus souvent). Comme le montrent Pierre-Arnaud Chouvy et Laurent Laniel, les liens entre guerre et drogue dépendent de nombreux facteurs, tels que les particularités locales de la production et de la commercialisation et les enjeux différenciés des conflits. Et la drogue n'est pas forcément une cause de conflit, mais reste indéniablement un facteur déstabilisateur et contraignant pour le rétablissement de la paix, à cause de la prise de contrôle territorial de certains réseaux criminels sur des étendues ainsi transformées en "zones grises". "À travers ses liens avec l’économie de la guerre, l’économie de l’opium a donc eu un effet déstabilisateur certain dans l’histoire récente de l’Afghanistan et de la Birmanie. Mais si l’économie de l’opium a viabilisé la perpétuation des conflits afghans et birmans, elle ne les a toutefois pas causés et les crises politico-territoriales et économiques actuelles des deux pays n’en procèdent pas non plus, en tout cas pas directement. L’économie de l’opium n’a d’ailleurs pas seulement fourni un financement plus ou moins important à certains belligérants ; elle a aussi permis à une partie de la paysannerie des deux pays de survivre tant bien que mal lors de longues périodes de dépression économique." (Chouvy Pierre-Arnaud et Laniel Laurent, 2006, "Production agricole de drogues illicites et conflictualités intra-étatiques : Dimensions économiques et stratégiques", Les Cahiers de la sécurité, n°62, pp. 223-253).



De la petite délinquance aux réseaux criminels organisés

La ville en guerre est le théâtre de tous les niveaux de la criminalité. La délinquance est bien évidememnt liée à la pauvreté urbaine et au règne de la "débrouille" qu'instaure la situation de chaos. La guerre se surajoute à des processus de "violence ordinaire" inhérents à la concentration urbaine, aux écarts socio-spatiaux et à la marginalisation socio-culturelle de certains groupes... Le lien entre ville et délinquance est souvent "pointé du doigt" à propos de l'insécurité et des violences urbaines. Du fait de la paupérisation de nombreuses populations urbaines, de la dérégulation de l'ordre social et du maillage sécuritaire, et des problèmes d'approvisionnements (alimentation, eau, médicaments...), la guerre accentue ces processus de "petite délinquance" parmi la population civile. Les enfants sont particulièrement soumis à ce règne de la survie, ce qui se surajoute aux difficultés d'accès à l'éducation le temps de la guerre (et parfois bien après). Le problème de leurs traumatismes psychologiques et de leur réinsertion dans une ville régulée et soumise à l'ordre social est un enjeu primordial dans le processus de pacification. Le cas des enfants des rues est particulièrement préoccupant, du fait de leur marginalisation totale avec les règles de la société.

La criminalité organisée change d'échelle. La ville en guerre est une plaque-tournante au coeur de ces trafics. Maintenir le chaos dans la ville permet aux groupes criminels organisés en réseaux d'asseoir à long terme leur assise territoriale sans craindre le rétablissement de l'ordre social. Ils sont alors directement liés aux risques de résurgence des conflits. S'appuyant sur une petite délinquance développée pour développer leurs trafics au sein de la ville qui devient alors un débouché pour les marchandises, les réseaux criminels organisés se développent également à l'échelle mondiale, profitant des moyens de transport très variés qu'offrent la ville, dans un contexte où le contrôle des marchandises n'est pas une priorité pour les autorités. La ville par son étendue et la concentration des populations, et la guerre par la dérégulation de l'ordre social, augmentent les "facilités" pour les réseaux criminels de contrôler des territoires et de les transformer en zone de non-droit qui leur servent à la fois de zones d'acheminement et de zones de vente. La ville en guerre est alors soumise à des formes très diverses de criminalité : vols, rackets, trafics en tous genres, meurtres...



Géographie des trafics

De nombreuses pistes de réflexion s'ouvrent sur cette thématique aux géographes. L'occasion de souligner des travaux riches, tant dans les risques encourus que dans la pertinance des analyses. Le géographe Pierre-Arnaud Chouvy s'est spécialisé dans la géographie et la géopolitique de la drogue, tout particulièrement dans le Croissant d'Or et le Triangle d'Or. De ces hauts-lieux du trafic de drogue, il tire une analyse plus générale sur les réseaux criminels depuis les zones de production de l'opium, les zones de transit et les zones de consommation. Son site (déjà signalé), enrichi par des photographies commentées et de nombreuses cartes, propose des articles sur l'analyse locale et l'analyse mondiale, montrant ainsi le jeu des échelles pour ces réseaux implantés dans des espaces sous contrôle, et intégrés dans le processus de mondialisation. Dans la même optique, les travaux de Philippe Chassagne sur les trafics de drogue dans les Balkans permettent une mise en perspective du lien guerre/drogue dans le cadre d'une étude de cas. Il élargit depuis ses recherches à l'ensemble des trafics dans la question des Balkans, mettant ainsi en oeuvre une réflexion sur les processus spatiaux et économiques différenciés pour chacun des trafics dans un contexte identique, à travers une thèse soutenue en 2008 et intitulée "Les réseaux criminels des Balkans". Sur la question des drogues, on retrouvera également les travaux du sociologue Laurent Laniel et ceux d'Alain Labrousse.

Les travaux de Vanessa Simoni, portant sur le trafic des femmes, offrent une approche originale de la question des trafics - souvent "résumée" au cas particulier des drogues. Après des recherches sur le cas spécifique des Balkans (tout particulièrement à travers des recherches en Bosnie-Herzégovine et en Serbie et des enquêtes auprès des victimes), pour lequel le lien guerre/trafics est indéniable, elle poursuit aujourd'hui ses recherches dans le cadre d'une thèse plus théorique sur les réseaux et les impacts sociaux des trafics de femmes, à travers une analyse multiscalaire consacrée tant aux processus locaux qu'aux logiques mondialisées de ces trafics. Des recherches qui mêlent des séjours sur des terrains "producteurs" et une expérience professionnelle dans le cadre de l'Association "Le bus des femmes" auprès des victimes dans les zones "consommatrices". Sur la question de la prostitution, retrouvez également le compte-rendu du Café géo du 24 octobre 2006 entre Emmanuel Redoutey, Baptiste Coulmont et Marc Skerrett autour du sujet : "La planète du sexe : des réseaux de prostitution mondialisés aux sex shop du coin de la rue", ainsi que la réflexion de Gilles Fumey intitulée "Crimes et délits sexuels en carte".



Les pistes de recherche qui s'offrent aux géographes dans ce domaine sont encore très nombreuses. Déjà, dans un article paru dans la , intitulé "Aperçu géographique sur la criminalité et la délinquance en France", Roger Benjamin constate que "les travaux de géographie criminelle sont rares" (Revue Française de Sociologie, 1962, volume III, pp. 301-324). Depuis, la géographie criminelle et la géographie de la criminalité ont accueilli des études d'une grande qualité. Soulignons ici les difficultés inhérentes à ce type de recherches et le courage de ceux qui les mènent.