Après une interruption liée à des billets concernant la commémoration de la triple catastrophe (séisme, tsunami, explosion nucléaire) au Japon le 11 mars 2011 (voir les billets : "Le séisme du 11 mars 2011 au Japon : géographie d'une catastrophe" et "Géographie des risques et de la catastrophe : le cas des séismes" du 11 mars 2012), voici la suite de la série de billets "Afghanistan, du lieu symbolique à la symbolique des lieux" (voir le billet introductif et le billet "destruction et appropriation"), avec quelques pistes de réflexion sur les hauts-lieux de la présence étrangère, notamment autour de deux figures : l'ambassade et la base militaire.
Celles-ci sont interrogées au prisme de "l'affaire des Corans brûlés", la base militaire de Bagram où a eu lieu cette incinération d'exemplaires du Coran étant le lieu de déclenchement d'une contestation sous forme de manifestations, d'émeutes et d'attentats qui ont notamment touché des ambassades. Questionner ces lieux de la présence étrangère permettra dans le prochain billet ("Les lieux de la contestation : émeutes et attentats") de discuter des spatialités de la contestation en Afghanistan. Par la violence extrême et très restreinte dans le temps comme dans l'espace, l'attentat est un discours spatial : ses acteurs utilisent la symbolique des lieux ou la foule comme cible privilégiée pour produire une peur ou exprimer le rejet d'un pouvoir. Dans cette perspective, il est nécessaire de comprendre comment des lieux véhiculent plusieurs symboliques qui entrent en rivalité et sont des cibles des actions sur l'espace, qu'elles soient ou non violentes.
Cette série de billets avait été initiée suite à "l'affaire des Corans brûlés" en février 2012 tel que l'événement est nommé dans les médias. Depuis, l'actualité a rejoint cette série de billets, avec le massacre de 16 civils afghans (dont 9 enfants) par un soldat étatsunien sorti dans la nuit du 10 au 11 mars 2012 de sa base militaire. L'incinération des exemplaires du Coran avait été suivie de manifestations, émeutes, violences et attentats qui avaient rapidement gagné le Pakistan. Ce dernier événement risque lui aussi de provoquer la colère, avec l'utilisation de l'espace public comme espace médiatique (au sens d'espace-signe) où cette colère se matérialise.
Celles-ci sont interrogées au prisme de "l'affaire des Corans brûlés", la base militaire de Bagram où a eu lieu cette incinération d'exemplaires du Coran étant le lieu de déclenchement d'une contestation sous forme de manifestations, d'émeutes et d'attentats qui ont notamment touché des ambassades. Questionner ces lieux de la présence étrangère permettra dans le prochain billet ("Les lieux de la contestation : émeutes et attentats") de discuter des spatialités de la contestation en Afghanistan. Par la violence extrême et très restreinte dans le temps comme dans l'espace, l'attentat est un discours spatial : ses acteurs utilisent la symbolique des lieux ou la foule comme cible privilégiée pour produire une peur ou exprimer le rejet d'un pouvoir. Dans cette perspective, il est nécessaire de comprendre comment des lieux véhiculent plusieurs symboliques qui entrent en rivalité et sont des cibles des actions sur l'espace, qu'elles soient ou non violentes.
Cette série de billets avait été initiée suite à "l'affaire des Corans brûlés" en février 2012 tel que l'événement est nommé dans les médias. Depuis, l'actualité a rejoint cette série de billets, avec le massacre de 16 civils afghans (dont 9 enfants) par un soldat étatsunien sorti dans la nuit du 10 au 11 mars 2012 de sa base militaire. L'incinération des exemplaires du Coran avait été suivie de manifestations, émeutes, violences et attentats qui avaient rapidement gagné le Pakistan. Ce dernier événement risque lui aussi de provoquer la colère, avec l'utilisation de l'espace public comme espace médiatique (au sens d'espace-signe) où cette colère se matérialise.
