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samedi 18 mai 2013

Hommage au géographe Daniel Balland

Le géographe Daniel Balland (maître de conférences en géographie, spécialiste de l'Asie centrale et de l'Afghanistan, longtemps directeur d'études du département de géographie de l'Université Paris-Sorbonne, premier directeur de Paris-Sorbonne Abu Dhabi) nous a quitté le 3 ami 2013. S'il est peu habituel de donner un ton personnel à ce blog, je dérogerais à la règle pour Daniel Balland, qui fut un de mes enseignants, certainement celui qui m'a le plus marquée, par sa rigueur, sa disponibilité et son incroyable capacité à faire des cours brillants, structurés et captivants sans la moindre note, le tout avec un impressionnant souci du détail. Je lui dois aussi de m'avoir confié des cours lors de mes premières années de thèse qui ont totalement changé ma perception de la géographie, en me "forçant" à m'ouvrir à des domaines que je connaissais peu. Et tous les étudiants qui l'ont croisé ont certainement été entraîné dans sa passion contagieuse pour l'Asie centrale qu'il éclairait avec précision !


La Grande Traversée du Zanskar
(c) Daniel Balland, 17 août 2011. Voir tout l'album.



dimanche 5 mai 2013

Le projet "Skopje 2014" (1) : la (re)construction de la mémoire comme mémoricide ?

Voir le dossier "Macédoine : Skopje 2014, kitsch
nationaliste et foire aux antiquités
",
Le Courrier des Balkans.
Les espaces et les spatialités de la mémoire ont déjà été abordés dans des billets sur les territoires éphémères de la commémoration et le stade olympique de Sarajevo, la reconstruction au Liban, les statues géantes bouddhiques de Bâmiyân, ou encore par l'analyse d'une carte postale ancienne du pont de Mostar. La question de la destruction des espaces de mémoire est double, comme on en avait discuté dans l'article "Les lieux de mémoire dans les villes en guerre : un enjeu de la pacification des territoires" pour Diploweb (31 octobre 2011) : la destruction et la (re)construction comme violences symboliques.

Le "mémoricide" est un néologisme créé à partir du terme génocide en substituant genos (le peuple) par la mémoire, et en gardant -cide (le meurtre). On notera qu'il existe deux usages (peu répandus l'un comme l'autre) du terme : le premier est particulièrement centré sur la guerre de Vendée, et a été utilisé par décrire, pour les tenants de cette thèse, le rôle du politique dans l'écriture des "vainqueurs" et des "victimes" dans la mémoire collective. C'est l'acte et la volonté politiques qui sont au coeur de l'utilisation de ce terme dans ce concept. On pourrait l'étendre à l'analyse de la destruction de la mémoire d'une guerre et de son déroulement par l'histoire telle que l'écrivent (notamment par le biais des manuels scolaires) les politiques.

Le second usage, que l'on peut dater des guerres de décomposition de la Yougoslavie (tout particulièrement pour les guerres de Croatie et de Bosnie-Herzégovine), a été formalisé pour décrire la destruction des bibliothèques comme lieu où la mémoire est entreposée (notamment dans l'article de Vesna Blazina, 1996, "Mémoricide ou la purification culturelle : la guerre contre les bibliothèques de Croatie et de Bosnie-Herzégovine", Documentation et bibliothèques, vol. 42, pp. 149-164). On peut l'élargir à la destruction de tous les espaces qui font mémoire par la guerre, dès lors que ces espaces sont des cibles choisies et pensées pour détruire la mémoire. La question de la destruction des mausolées et des manuscrits à Tombouctou dans la guerre actuelle au Mali participe de ces mémoricides.

Dans ces deux acceptions, les mémoricides sont entendus par la destruction. Mais l'approche par la destruction est-elle suffisante pour appréhender l'ensemble des mémoricides ? Ou, tout du moins, les seules destructions matérielles sont-elles suffisantes pour appréhender l'ensemble des destructions ? Pour le géographe Vincent Veschambre, qui reprend notamment les travaux sur les "Traces-mémoires" de Patrick Chamoiseau, les destructions et les démolitions ne sont pas les seuls processus qui permettent, par le marquage de l'espace, d'inscrire une signification politique dans l'espace qui peut aboutir à une violence symbolique, par la domination de celui qui s'approprie le territoire, qui lui permet de l'aménager, de le "modeler" : "de même que toute domination repose sur un travail symbolique de légitimation, toute forme d'appropriation de l'espace passe par la production (et/ou la destruction) de signes afin de rappeler quel est le pouvoir qui s'exprime et dans le même temps de le légitimer. Le marquage de l'espace correspond de ce point de vue à ce que l'on pourrait appeler dimension spatiale de la violence symbolique, dans le sens défini par Pierre Bourdieu" (Vincent Veschambre, 2004, "Appropriation et marquage symbolique de l'espace : quelques éléments de réflexion", Travaux et documents de l'ESO, n°21, p. 74).

Dans l'article "Les lieux de mémoire dans les villes en guerre : un enjeu de la pacification des territoires", on montrait que la (re)construction pouvait être une destruction : dans les cas des villes en guerre où des lieux de mémoire sont érigés dans la période post-conflit, ceux-ci peuvent être porteur non pas de la mémoire - au sens où Pierre Nora analysait les lieux de mémoire, par le prisme du cadre français, comme participant à la construction et à l'éducation à l'idée et l'identité nationales (voir notamment le compte rendu du café géographique du 29 janvier 2013 "Lieux de mémoire en Europe, lieux de mémoire de l'Europe"), mais d'une mémoire excluante, qui participe des "nettoyages territoriaux" en matérialisant la géographie du vivre-séparé et en territorialisant des identités qui entrent en concurrence pour l'appropriation de l'espace.

A suivre : une série de billets proposant quelques réflexions géographiques sur les conflictualités concernant le projet Skopje 2014 :

1/ Skopje 2014 : géographie d'un conflit d'aménagement
2/ La (re)construction comme violence symbolique ? Quelques pistes de réflexion pour une géographie de la pacification des territoires



"Macédoine : Skopje 2014, kitsch nationaliste et foire aux antiquités"
Dossier du Courrier des Balkans, source incontestable pour comprendre ce conflit mémoriel.
Les photographies de cette série de billets renvoie (en cliquant dessus) à des articles du Courrier des Balkans.


dimanche 28 avril 2013

Géographies d’Internet

Dans l’espace virtuel (par le site Internet comme espace-support pour la diffusion de nos activités et textes) comme dans l’espace matériel (dans les cafés où Internet est questionné comme un objet géographique), Internet participe du projet des Cafés géographiques ! Dès la création de l’Association des Cafés géographiques en 1998, les Cafés géo ont investi Internet1 (l’année même du lancement de Google, ce moteur de recherche « incontournable et sans contenu... »). Lieu de diffusion des annonces des cafés géo et des textes qui entourent nos activités, Internet possède également sa géographie : et de nombreux géographes ont été invités à discuter de celle-ci : la fracture numérique(qui valorise ou dévalorise l’espace géographique), le réseau et les mobilités (qui redessine une géographie des circulations de l’information), l’attache d’Internet au territoire (difficile à percevoir puisque le cyberespace peut paraître a priori naître de « nulle part »), l’importance de la blogosphère dans le renouveau des récits de voyages, le rôle d’Internet comme média (entre information et désinformation), Wikipédia comme « ville mondiale », les aller-retour entre cyberespaces et espaces réels, ou encore les tweets du Pape... sont autant de sujets abordés par les géographes invités dans les Cafés géographiques.

Les géographes proposent de déconstruire des idées reçues, comme celle selon laquelle « l’Internet serait insaisissable pour la géographie » 2. Non seulement, Internet n’abolit pas la géographie, mais aussi Internet véhicule des images de la géographie, malmenée sur les réseaux sociaux, et participe de la production de données géographiques participatives. Toutefois, les géographes mettent en garde contre l’utilisation des données disponibles sur Internet : le cyberespace, le « géoweb » et la « néogéographie » sont des « outils (...) fascinants, mais ils ne changent pas tout. Les évolutions vont dépendre beaucoup des utilisateurs eux-mêmes, qui parfois détournent ou utilisent différemment ce que les créateurs avaient prévu. Cela ne va pas tout bouleverser, les pesanteurs du monde réel restent et se font sentir. Des nouveaux modes de gestion des rapports aux autres vont surgir cependant, ce dont les géographes doivent se saisir » 3. Si le vocabulaire concernant Internet s’est rapidement emparé du vocabulaire de la géographie (cyberespace, réseau, géolocalisation, géosécurisation...), Thierry Joliveau note combien « des métaphores spatiales qualifient Internet » 4. Impossible dès lors pour les géographes de ne pas questionner Internet, sa géographie, mais aussi les représentations de la géographie par le prisme d’Internet comme agglomérat de médias 5. Parce qu’« Internet interroge le Monde d’une façon singulière » 6.




Source du dossier : Bénédicte Tratnjek, 2013, "Géographies d'Internet", Cafés géographiques, rubrique Des dossiers, 25 avril 2013, en ligne :
http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=2682




Voir également le Complément biblio/sitographique au dossier « Géographies d’Internet » (sites/blogs, revues, ouvrages, articles, dossiers, thèses, cartes, émissions de radio...)

Source : Bénédicte Tratnjek, 2013, "Complément biblio/sitographique au dossier « Géographies d’Internet » (février 2013), Cafés géographiques, rubrique Des dossiers, 25 avril 2013, en ligne :
http://cafe-geo.net/IMG/pdf/Complement_biblio_dossier_internet.pdf

jeudi 25 avril 2013

Corée du Nord : la carte et la pomme (de la discorde ?)

"Avant les attentats de Boston, l’actualité médiatique était « monopolisée » par la Corée du Nord : les annonces du nouveau dirigeant, Kim Jong-Un, concernant l’escalade de menaces contre les Etats-Unis ont amené beaucoup d’articles de presse, plus ou moins éclairés, sur la possible attaque du territoire étatsunien. Parmi les commentaires, les photographies officielles dévoilées à la presse du monde entier ont fait couler beaucoup d’encre. Si certains médias ont eu la décence d’utiliser un point d’interrogation 1, d’autres 2 seront nettement moins prudents, et titreront, sans point d’interrogation, combien « la Corée du Nord dévoile des secrets militaires sur des photographies officielles ». Pourtant, la source commune de tous ces articles de presse, l’AFP (dont la dépêche titrait avec le point d’interrogation), avait déjà publié, deux jours plutôt, sur son blog Making-of, un décryptage des photographies nord-coréennes présentant le matériel militaire, montrant combien les dites photographies n’étaient que d’évidents montages. L’Histoire a, pourtant, montré les usages et les mésusages des montages photographiques à des fins de propagande. Leçon qui semble oublier dès lors qu’il s’agit de la menace nord-coréenne... La géographie de l’enfermement joue ici un rôle particulier : peu d’informations filtrant de Corée du Nord, où peu d’étrangers sont autorisés à entrer (et surtout sont « invités » à ne pas sortir du chemin qui leur est tracé pendant leur séjour). La fermeture du territoire nord-coréen « autorise » ici quelques approximations... Nous ne pouvons que recommander à ces journalistes la lecture de géographes pour comprendre les logiques territoriales en jeu en Corée du Nord. (...)"






Références de l'article : Tratnjek, Bénédicte, 2013, "Corée du Nord : la carte et la pomme (de la discorde ?)", Cafés géographiques, rubrique Brèves de comptoir, 25 avril 2013.

mardi 16 avril 2013

Journée d'études : "Géographie des marges et marges en géographie"

L'Ecole doctorale de géographie de Paris organise une journée "Jeunes Chercheurs" autour de la question "Géographie des marges et marges en géographie", le lundi 22 avril 2013 à l'Institut de géographie (amphithéâtre Emmanuel De Martonne, 191 rue Saint-Jacques, Paris 5e arrondissement). Cette journée d'études sera également l'occasion d'un concours de posters scientifiques qui seront exposés dans le hall de l'Institut de géographie.




vendredi 12 avril 2013

Colloque : "Face à la guerre : combattants et non combattants dans les conflits contemporains"

Le trinôme académique de Grenoble (Education nationale et IHEDN-Défense) propose, en partenariat avec Grenoble Ecole de Management et la 27e Brigade d'Infanterie de Montagne (27 BIM), le colloque le vendredi 24 mai 2013 : "Face à la guerre : combattants et non combattants dans les conflits contemporains" (au grand auditorium de Grenoble Ecole de Management, 12 rue Pierre Sémard, Grenoble).




Programme du colloque :
(voir également le programme sous format pdf)


9h00 : Accueil du public

9h30 : Allocutions de bienvenue
- Olivier Audéoud (recteur de l'Académie de Grenoble)
- Général Benoît Houssay (commandant la 27e Brigade d'Infanterie de Montagne)
- Renaud Pras (président de l'association IHEDN Dauphiné-Savoie)

Présentation de la journée
Catherine Biaggi (inspectrice générale de l'Eduction nationale)

10h00 : Conférence introductive : L'EXPÉRIENCE COMBATTANTE AU REGARD DES CONFLITS DU XXe SIÈCLE
Olivier Wieviorka (historien, professeur à l'Ecole Normale Supérieure de Cachan, rédacteur en chef de la revue Vongtième siècle)



COMBATTANTS ET NON COMBATTANTS DANS LA GUERRE

10h30 : 1er débat
Modérateur : Colonel Yann Kervizic (adjoint au Général commandant de la 27e BIM)


L'EXPÉRIENCE COMBATTANTE
Commander au feu
Capitaine Pierre Malavaux (13e Bataillon de Chasseurs Alpins, Chambéry)

Gérer les traumatismes psychologiques du combattant
Docteur Thierry Bruge Ansel (médecin chef des services à l'hôpital d'instruction des armées Desgenettes)

Echanges avec l'auditoire


VILLES ET POPULATIONS EN GUERRE
Beyrouth : au coeur de la guerre civile
Bénédicte Tratnjek (chercheuse, enseignante et doctorante en géographie, Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand, IRSEM)

Sarajevo : vivre dans une ville assiégée
Henry Jacolin (ambassadeur de France en Bosnie-Herzégovine 1993-1995)


COUVRIR LA GUERRE : ÊTRE CORRESPONDANT DE GUERRE AU SEIN DES CONFLITS
Didier François (grand reporter à Europe I)

Echanges avec l'auditoire


Pause déjeuner libre


SORTIR DE LA GUERRE

14h15 : 2e débat
Modérateurs :
Catherine Biaggi (inspectrice générale de l'Education nationale)
Kevin Sutton (professeur agrégé au département de géographie de l'Université de Savoie)


DES OPÉRATIONS DE GUERRE AU MAINTIEN DE LA PAIX
L'engagement de la France dans une opération internationale
Général Antoine Noguier (chef du cabinet militaire du ministre de la Défense)

Echanges avec l'auditoire


RECONSTRUIRE L'ÉTAT ET L'ÉCONOMIE
Refonder l'Etat et garantir l'efficacité économique de la reconstruction
Hervé Hutin (PRAG, docteur en économie à l'Université de Savoie)
et Frédéric Turpin (professeur des Universités en histoire à l'Université de Savoie)


RECOMPOSER LES ÉQUILIBRES GÉOPOLITIQUES RÉGIONAUX
Circulations et territoires en Afrique de l'Ouest, un enjeu dans les conflits
Jean-Fabien Steck (maître de conférences au département de géographie de l'Université de paris Ouest-Nanterre)

La politique étrangère turque au Moyen-Orient : néo-ottomanisme ou nouvelle approche stratégique ?
Jean Marcou (professeur de droit public à l'Institut d'Etudes Politiques de Grenoble)

Echanges avec la salle


Conclusions du colloque : HISTOIRE ET MÉMOIRES DES CONFLITS CONTEMPORAINS
Olivier Wieviorka (historien, professeur à l'Ecole Normale Supérieure de Cachan, rédacteur en chef de la revue Vingtième siècle)

17h15 : Fin du colloque


mercredi 10 avril 2013

Belfast, ville-mur : sélection biblio/sitographique

Reprenant ici le titre d'un article du Monde du 10 avril 2013 (merci à Florent de Saint-Victor de me l'avoir signalée !) qui revient sur le 15e anniversaire des Accords du Vendredi saint (10 avril 1998 : voir à ce propos l'article de Zouhaïr Abassi, 2011, "L'Accord du Vendredi saint de 1998 et l'approche consociationnelle", Etudes irlandaises, vol. 36, n°2/2011, pp. 73-84), ce billet propose une sélection biblio/sitographique (comme habituellement, non exhaustive).

Les peacelines construites à Belfast
Source : Florine Ballif et Stéphane Rosière, 2009, "Le défi des « teichopolitiques ». Analyser la fermeture contemporaine des territoires", L'Espace géographique, vol. 38, n°3/2009, pp. 193-206.




mardi 9 avril 2013

Journée internationale du peuple rom : sélection biblio/sitographique

Chaque 8 avril, est célébrée la journée internationale du peuple rom. Le 8 avril 1971 est une date symbolique pour les Roms/Rroms, jour de la fondation de l'Union Romani internationale à Londres, où les Roms se dotèrent d'un drapeau et d'un hymne. Le 8 avril 2011, pour le 40ème anniversaire de l'Union Romani Romani internationale et pour le 2ème Sommet européen sur les Roms à Cordoue (8-9 avril 2010), est lancée la journée internationale du peuple rom.

Ces dernières années, les travaux de recherche se sont multipliés sur la question rom, et ce 8 avril 2013 est l'occasion de présenter une sélection (non exhaustive !) de quelques ressources permettant d'approfondir la "question rom", notamment sous les angles de la géographie, de la sociologie, de la science politique et de l'ethnologie.


jeudi 4 avril 2013

Le regard des sciences sociales sur les crimes de masse

Extraite de l'excellente Online Encyclopedia of Mass Violence (base de données électronique sur les genocide studies, c'est-à-dire sur les études sur les massacres et les génocides du XXe siècle), cette vidéo présente un dialogue entre Hamit Bozarslan (directeur d'études à l'EHESS, spécialiste de la question kurde) et Jacques Sémelin (directeur de recherche au CERI, spécialiste des crimes de masse, notamment auteur de Purifier et détruire. Usages politiques des massacres et génocides), animé par Christian Lequesne (directeur de recherche à Science Po Paris, directeur du CERI).





Quelques références biblio/sitographiques sur les massacres de masse :

Des sites et des revues :

Des articles :

Des ouvrages :
  • Jacques Sémelin, 2005, Purifier et détruire : usages politiques des massacres et génocides, Le Seuil, collection La Couleur des idées, Paris, 485 p.
  • Stéphane Rosière, 2006, Le nettoyage ethnique. Terreur et peuplement, Ellipses, Paris, 297 p.
  • Jacques Sémelin, Claire Andrieu et Sarah Gensburger (dir.), 2008, La résistance aux génocides. De la pluralité des actes de sauvetage, Presses de Sciences Po, collection Académique, Paris, 550 p.

Des entretiens :

Des émissions de radio :
Ne sont indiquées ici que des émissions disponibles à la ré-écoute. Jacques Sémelin, notamment, est intervenu dans plusieurs émissions très intéressantes sur France Culture ("Massacres et génocides : les usages politiques de l'horreur" en 2006, "Comprendre l'inacceptable" et "Guerres civiles" en 2005) qui peuvent être retrouvées dans les centres de consultation de l'INA (voir le site de l'Inathèque).

mardi 2 avril 2013

Conflits d'usage et de voisinage dans les espaces ruraux et périurbains : quand les conflits durent...

Voici une vidéo réalisée dans le cadre du programme de recherche COVER (Conflits d'usage et de Voisinage dans les Espaces Ruraux et périurbains : quand les conflits durent...) présenté dans le cadre du séminaire "Conflits et territoires" (voir le billet "Le séminaire "Conflits et territoires" en vidéo") d'Agroparistech et l'INRA du 27 avril 2011.





Présentation de la séance :
"Ce travail repose sur l'idée que les conflits d'usage et de voisinage sont des révélateurs des processus de mutations des espaces ruraux et périurbains. Ils constituent une modalité d'expression des populations locales, en particulier leurs désaccords au sujet de décisions importantes en matière de foncier et d'aménagement, public ou privé. À partir d'un approche pluridisciplinaire, nous avons analysé les caractéristiques de ces conflits, repérés dans dix zones du territoire français, et testé le lien entre leur émergence et les changements des modes de gouvernance et de développement de ces mêmes espaces."


Déroulement de la séance :
Introduction :
André TORRE

Territoires ruraux, territoires urbains : une interface conflictuelle
Ségolène DARLY, Philippe JEANNEAUX, Thierry KIRAT et Hai Vu PHAM

Des espaces littoraux sous tension
Luc BOSSUET, Ornella BOUTRY, Anne CADORET, Romain MELOT et Jean-Christophe PAOLI