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lundi 4 novembre 2013

3e Rencontres d'Histoire critique : Guerre et paix (28-30 novembre 2013, Gennevilliers)

Après "Vivre la ville" en 2009 (voir le billet "Vivre la ville en guerre") et "Etre d'ici et d'ailleurs" en 2011, l'Université populaire des Hauts-de-Seine organise les 3e Rencontres d'histoire critique autour du thème "Guerre et Paix" du 28 au 30 novembre 2013 à Gennevillers (Cinéma Jean-Vigo et Espace Grésillons).


Présentation des 3e Rencontres d'histoire critique "Guerre et Paix" :
"La guerre aux multiples visages, avec son cortège de morts, de ruines et de souffrances, marque profondément et durablement les sociétés. toujours menaçante. Toujours présente. Mais l'aspiration à la paix les travaille elle aussi.

Comment résister à la guerre et construire un avenir de paix ? Comment éviter la guerre et pourquoi souvent l'accepter ?

La confrontation est-elle la seule issue à la coexistence d'Etats et de nations en concurrence pour la domination ? Quelles sont les chances et l'efficacité des projets de construction de la paix ?"


Programme détaillé :


Sources de l'information :


dimanche 5 mai 2013

Le projet "Skopje 2014" (1) : la (re)construction de la mémoire comme mémoricide ?

Voir le dossier "Macédoine : Skopje 2014, kitsch
nationaliste et foire aux antiquités
",
Le Courrier des Balkans.
Les espaces et les spatialités de la mémoire ont déjà été abordés dans des billets sur les territoires éphémères de la commémoration et le stade olympique de Sarajevo, la reconstruction au Liban, les statues géantes bouddhiques de Bâmiyân, ou encore par l'analyse d'une carte postale ancienne du pont de Mostar. La question de la destruction des espaces de mémoire est double, comme on en avait discuté dans l'article "Les lieux de mémoire dans les villes en guerre : un enjeu de la pacification des territoires" pour Diploweb (31 octobre 2011) : la destruction et la (re)construction comme violences symboliques.

Le "mémoricide" est un néologisme créé à partir du terme génocide en substituant genos (le peuple) par la mémoire, et en gardant -cide (le meurtre). On notera qu'il existe deux usages (peu répandus l'un comme l'autre) du terme : le premier est particulièrement centré sur la guerre de Vendée, et a été utilisé par décrire, pour les tenants de cette thèse, le rôle du politique dans l'écriture des "vainqueurs" et des "victimes" dans la mémoire collective. C'est l'acte et la volonté politiques qui sont au coeur de l'utilisation de ce terme dans ce concept. On pourrait l'étendre à l'analyse de la destruction de la mémoire d'une guerre et de son déroulement par l'histoire telle que l'écrivent (notamment par le biais des manuels scolaires) les politiques.

Le second usage, que l'on peut dater des guerres de décomposition de la Yougoslavie (tout particulièrement pour les guerres de Croatie et de Bosnie-Herzégovine), a été formalisé pour décrire la destruction des bibliothèques comme lieu où la mémoire est entreposée (notamment dans l'article de Vesna Blazina, 1996, "Mémoricide ou la purification culturelle : la guerre contre les bibliothèques de Croatie et de Bosnie-Herzégovine", Documentation et bibliothèques, vol. 42, pp. 149-164). On peut l'élargir à la destruction de tous les espaces qui font mémoire par la guerre, dès lors que ces espaces sont des cibles choisies et pensées pour détruire la mémoire. La question de la destruction des mausolées et des manuscrits à Tombouctou dans la guerre actuelle au Mali participe de ces mémoricides.

Dans ces deux acceptions, les mémoricides sont entendus par la destruction. Mais l'approche par la destruction est-elle suffisante pour appréhender l'ensemble des mémoricides ? Ou, tout du moins, les seules destructions matérielles sont-elles suffisantes pour appréhender l'ensemble des destructions ? Pour le géographe Vincent Veschambre, qui reprend notamment les travaux sur les "Traces-mémoires" de Patrick Chamoiseau, les destructions et les démolitions ne sont pas les seuls processus qui permettent, par le marquage de l'espace, d'inscrire une signification politique dans l'espace qui peut aboutir à une violence symbolique, par la domination de celui qui s'approprie le territoire, qui lui permet de l'aménager, de le "modeler" : "de même que toute domination repose sur un travail symbolique de légitimation, toute forme d'appropriation de l'espace passe par la production (et/ou la destruction) de signes afin de rappeler quel est le pouvoir qui s'exprime et dans le même temps de le légitimer. Le marquage de l'espace correspond de ce point de vue à ce que l'on pourrait appeler dimension spatiale de la violence symbolique, dans le sens défini par Pierre Bourdieu" (Vincent Veschambre, 2004, "Appropriation et marquage symbolique de l'espace : quelques éléments de réflexion", Travaux et documents de l'ESO, n°21, p. 74).

Dans l'article "Les lieux de mémoire dans les villes en guerre : un enjeu de la pacification des territoires", on montrait que la (re)construction pouvait être une destruction : dans les cas des villes en guerre où des lieux de mémoire sont érigés dans la période post-conflit, ceux-ci peuvent être porteur non pas de la mémoire - au sens où Pierre Nora analysait les lieux de mémoire, par le prisme du cadre français, comme participant à la construction et à l'éducation à l'idée et l'identité nationales (voir notamment le compte rendu du café géographique du 29 janvier 2013 "Lieux de mémoire en Europe, lieux de mémoire de l'Europe"), mais d'une mémoire excluante, qui participe des "nettoyages territoriaux" en matérialisant la géographie du vivre-séparé et en territorialisant des identités qui entrent en concurrence pour l'appropriation de l'espace.

A suivre : une série de billets proposant quelques réflexions géographiques sur les conflictualités concernant le projet Skopje 2014 :

1/ Skopje 2014 : géographie d'un conflit d'aménagement
2/ La (re)construction comme violence symbolique ? Quelques pistes de réflexion pour une géographie de la pacification des territoires



"Macédoine : Skopje 2014, kitsch nationaliste et foire aux antiquités"
Dossier du Courrier des Balkans, source incontestable pour comprendre ce conflit mémoriel.
Les photographies de cette série de billets renvoie (en cliquant dessus) à des articles du Courrier des Balkans.


mardi 19 février 2013

Lieux de mémoire en Europe, lieux de mémoire de l'Europe : compléments biblio/sitographiques

Suite à la parution du compte rendu du café géographique "Lieux de mémoire en Europe, lieux de mémoire de l'Europe" (29 janvier 2013, Paris) avec pour intervenants l'historien Thomas Serrier (notamment co-auteur avec Etienne François de la Documentation photographique : "Lieux de mémoire européens", n°8087, 2012) et le géographe Olivier Lazzarotti (notamment auteur de l'ouvrage Des lieux pour mémoire. Monuments, patrimoine et mémoire-Monde, Armand Colin, collection Le temps des idées, 2012), voici la sélection biblio/sitographique réalisée pour poursuivre la discussion sur les spatialités de la mémoire.




A noter également sur le site des Cafés géographiques la publication à venir du café géo lyonnais de décembre 2012 avec Dominique Chevalier sur la « Spatialisation des mémoires douloureuses : l’exemple de la Shoah ».

Les lieux de commémoration de la Première Guerre mondiale dans le département de la Marne
Source : Denis Mckee, "Les lieux de mémoire de la 1ère guerre mondiale : l'exemple du département de la Marne", site du CRDP de Reims, extrait du manuel d'histoire de Première, Bréal, édition 1997.


vendredi 11 mai 2012

Carte postale d’une ligne rouge (Sarajevo)

Dans la continuité des billets sur les 20 ans du début de la guerre en Bosnie-Herzégovine, voici un texte autour d'une photographie parue dans la presse le 6 avril 2012, jour des commémorations du début du siège de Sarajevo 20 ans plus tôt. retour sur cette "ligne rouge", territoire éphémère de la commémoration, dans la rubrique "Cartes postales du monde" des Cafés géographiques.





"Avec sa vue de hauteur, la photographie semble montrer un immense « tapis rouge » traversant un boulevard par ce matin du 6 avril 2012. Des préparatifs pour un grand événement cinématographique ? La promotion d’un grand événement culturel ? L’architecture des bâtiments du premier plan entremêlant héritage austro-hongrois et ottoman, ainsi que les collines et les tours de la périphérie titiste [1] que l’on aperçoit en arrière-plan rappellent que nous sommes loin des événements mondains cinématographiques, mais à Sarajevo. Et cet immense « tapis rouge » est en réalité destiné à rester vide."




Références de l'article : Bénédicte Tratnjek, 2012, "Carte postale d'une ligne rouge (Sarajevo)", Les Cafés géographiques, rubrique Cartes postales du monde, 11 mai 2012, en ligne : http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=2456

lundi 16 avril 2012

"Bosnie : la réconciliation par la musique" (France info)

Toujours dans la série des billets présentant les articles et émissions autour des commémorations des 20 ans du début du siège de Sarajevo et de la guerre en Bosnie-Herzégovine, voici un second reportage de Sébastien Baer (voir le billet "Sarajevo, 20 ans jour pour jour après le début du siège de la ville (France info)" du 13 avril 2012) pour l'émission Cinq jours à la une de France info du 6 avril 2012.


Ce reportage interroge la pacification par la société civile, sa créativité et ses initiatives, avec l'exemple de la musique comme "outil" de la pacification et de la réconciliation. Si l'adage veut que "la musique adoucit les moeurs", elle est aussi un objet de différenciation communautaire. Le reportage de Sébastien Baer présente le choeur bosnien Pontanima qui a pour objectif de faire chanter à tous les choristes, quelque soit leur appartenance ethnique, les chants de différentes communautés.



vendredi 13 avril 2012

"Sarajevo, 20 ans jour pour jour après le début du siège de la ville" (France info)

Un autre billet dans la continuité des billets sur les 20 ans du début du siège de Sarajevo, avec le podcast de l'émission Un monde d'infos du 6 avril 2012 sur France info. Un reportage de Sébastien Baer en direct de Sarajevo, autour des cérémonies de commémoration et de la "Ligne rouge" faite à partir des 11.541 chaises rouges qui symbolisent les victimes du siège de Sarajevo. Ce court reportage s'accompagne d'un dossier proposé par France info sur "La Bosnie, 20 ans après la guerre" avec d'autres reportages de Sébastien Baer.


Des chaises vides à la mémoire des victimes
© Radio France - Sébastien Baer


lundi 31 octobre 2011

"Les lieux de mémoire dans la ville en guerre : un enjeu de la pacification des territoires" (Diploweb)



"Les lieux de mémoire ont été évoqués dans de nombreux travaux analysant leur rôle dans la construction d’une identité nationale. Néanmoins, par leur destruction ou leur construction, ces lieux de mémoire peuvent aussi être un enjeu de la dispute territoriale entre plusieurs populations, tant la mémoire peut être excluante et mettre en scène, dans la ville en guerre, le rejet de « l’Autre ». Cet article se propose ainsi de considérer les lieux de la ville au prisme de leur destruction, pensée géographiquement par les belligérants, pour effacer la mémoire de « l’Autre », détruire la mémoire collective, et construire une mémoire excluante. Du mémoricide aux monuments de la haine, c’est un enjeu de la pacification des territoires qui est ici observé au prisme des pôles structurant des territoires appropriés par une communauté en rejet de « l’Autre ».
"




Source de l'article : Tratnjek, Bénédicte, "Les lieux de mémoire dans la ville en guerre : un enjeu de la pacification des territoires", Diploweb, 31 octobre 2011, en ligne : http://www.diploweb.com/Geographie-des-conflits-Les-lieux.html




vendredi 10 juin 2011

Le sport pour effacer les frontières : de la Yougoslavie à la Yougosphère (Arte Reportage)


Le sport comme moyen de (ré)conciliation et de pacification dans les Balkans ? C'est notamment le projet de l'ONG Sport sans frontière (dont le logo est éloquent : "Aidons les enfants à se reconstruire par le sport") au Kosovo, et notamment à Mitrovica et à Gracanica (mais aussi en Afghanistan, au Burundi et en Haïti). Le sport est aussi pensé comme un moyen d'oeuvrer pour la réconciliation par les actions civilo-militaires, mais aussi comme un moyen d'obtenir des informations sur la prégnance des tensions pour le renseignement d'ambiance, par les militaires de la KFOR (voir Stéphane Jardin et Bénédicte Tratnjek, 2007, "Violences, sport et processus de réconciliation au Kosovo : analyse des actions humanitaires dans la ville de Mitrovica", Actes du colloque Sports, violences et racisme en Europe, sur CD-Rom). Ce sera aussi l'un des points abordés dans le reportage "Destination Yougosphère", diffusé demain samedi 11 juin à 19h30 sur Arte, qui reprend la célèbre formule proposée par le journaliste Tim Judah, spécialiste des Balkans (notamment auteur de The Serbs: History, Myth and the Destruction of Yugoslavia et de Kosovo: War and Revenge) : "La Yougoslavie est morte, vive la Yougosphère". Arte a d'ores et déjà mis à disposition cet extrait du reportage :

 


Présentation du reportage sur le site d'Arte :
"Le Serbe boit du lait slovène au petit déjeuner et s’offre des vacances d’été à la mer en Croatie.
Le Croate fait du tourisme en Serbie et en Bosnie. Une émission de téléréalité avec des candidats issus de tous les pays avoisinants se tourne à Belgrade. A Sarajevo, en Bosnie, on parle une langue commune à toutes les Républiques. Au Monténégro, on joue au basket dans une Ligue de l’Adriatique, la nouvelle version du championnat yougoslave.
En Macédoine, on se recueille sur la tombe du jeune chanteur Toche Proeski, une idole pour tous les pays de la région. Au Kosovo, on croit toujours aux vertus du business...

Qu’on le veuille ou non, on vit comme on vivait en Yougoslavie. Sauf qu’aujourd’hui, on parle d’intérêt, et d’intérêts économiques d’abord.

L’été 2010, la Croatie, la Slovénie et la Serbie ont décidé de former une compagnie ferroviaire conjointe pour relier l’Europe à la Turquie en deux fois moins de temps qu’aujourd’hui. La signature a eu lieu à Belgrade.
Le siège de la compagnie sera à Ljubljana, la capitale de la Slovénie, la seule de ces trois ex-républiques yougoslaves à avoir déjà intégré l’Union Européenne.

ARTE Reportage et Vladimir Vasak ont suivi l’évolution de l’ex-Yougoslavie sur deux décennies. Loin de toute nostalgie, l’existence d’un espace commun est devenue une évidence. Les visites de responsables politiques des ex-Républiques les uns chez les autres se font plus fréquentes, même si les hommes d’affaires les ont précédés…
Pas moins de 200 entreprises croates sont présentes en Serbie tandis que la Slovénie est le premier investisseur étranger dans ce pays. 37% des exportations serbes sont dirigées vers les pays de l’ex-Yougoslavie. Et ce phénomène d’interpénétration s’est encore accru avec la crise."


Référence du reportage :
"Destination Yougosphère", de Vladimir Vasak, Aleksandra Ilic, Sébastien Guisset et Florence Touly, ARTE GEIE – France, 2011.

Diffusions :
Samedi, 11 juin 2011 à 19h15, Arte Reportage.
Rediffusion dimanche 12 juin à 12h00 et samedi 18 juin à 06h00.


"Destinations Yougosphère"
Arte Reportage, 11 juin 2011, Arte.

mardi 29 mars 2011

Séminaire "Humanitaires et Post-conflit"


Voici les vidéos d'un séminaire du groupe URD (Urgence - Réhabilitation - Développement) sur les situations "Post-conflit". Celles-ci ont été publiées sur le site de l'URD, et présentent des extraits de ce séminaire datant de juin 2007. En attendant la journée d'études sur "La ville face aux crises" du 26 avril 2011, elles permettent d'écouter des intervenants de l'humanitaire concernant les situations très complexes de la sortie de crise.






lundi 30 mars 2009

Kigali : une urbanisation entre modernisation et réconciliation


A propos de la projection-débat autour du documentaire "Kigali : des images contre un massacre", j'ai signalé le travail de Marc-Antoin Pérouse de Montclos sur la question ("Kigali après la guerre : la question foncière et l'accès au logement", Les Dossiers du CEPED, n°57, CEPED, Paris, 2000, 41 pages). Il est vrai que ce travail date, et que les choses ont beaucoup changé depuis dans la ville de Kigali. Je remercie donc Benjamin Michelon de me signaler son très intéressant travail sur la question, qui n'est pas une seule réactualisation, mais bien une réflexion sur les stigmates et les avancées dans une ville dans le temps non plus de l'immédiat après-guerre, mais bien celui de la reconstruction et de la réconciliation, avec tous les défis qui se posent à une ville qui a dû gérer un accueil massif de déplacés.

La carte ici présentée est issue d'un de ses articles (Michelon, Benjamin, "Kigali : une urbanisation entre modernisation et réconciliation", Urbanisme, n°363, novembre-décembre 2008, pp. 33-38) et illustre parfaitement les défis en cours d'une urbanisation rapide dans un pays qui a longtemps éprouvé une grande méfiance vis-à-vis de la ville, dans une ville qui s'est retrouvée au coeur des combats en 1994, dans une ville qui est devenue une "ville-attrait" pour de nombreux déplacés.

Résumé de l'article : "Considérée durant de nombreuses décennies comme une petite ville de province, Kigali comptait à peine 200 000 habitants avant le génocide de 1994. Avec plus de 850 000 habitants, c’est une véritable révolution urbaine que connait actuellement la capitale du Rwanda. Grâce à la construction de nombreux bâtiments modernes, Kigali change de visage, signe d’une réelle volonté politique d’effacer les stigmates du passé. Présentation par Benjamin Michelon, socio-urbaniste, collaborateur scientifique à l’unité de coopération à l’EPFL* (thèse en cours sur l’identité et les quartiers précaires à Kigali et à Douala)".

Du même auteur, on retrouvera également un power-point très complet intitulé "L'urbanisation de Kigali : La (re)construction d'une capitale après le génocide" (présenté à l'International Research Conference, Tutsi Genocide and reconstruction of Knowledge, 22-25 juillet 2008, Kigali), qui permet de comprendre comment Kigali se contruit comme une ville duale. Le power-point met également en avant la problématique de (re)constrution : si l'on parle communément de reconstruction dans l'après-guerre, peut-on ici réellement employer seulement ce terme ? Bien évidemment, un des défis pour les acteurs de la gestion urbaine de Kigali a été de reconstruire les bâtiments détruits par la guerre. Mais, dans le même temps, la ville a dû faire face à une explosion urbaine, avec une population passée de 200.000 à 850.000 habitants... Reconstruction et construction ont donc été 2 défis simultanés !

lundi 12 janvier 2009

Séminaire "Traces de guerre, réparations et enjeux de réconciliation"


Présentation du séminaire :
"Quelles sont les voies possibles d’un vivre ensemble, voire d’une réconciliation quand un conflit – guerre mondiale, guerre entre deux nations, guerre civile – a opposé dans la violence des populations ? Est-il possible de (re)vivre ensemble ? L’après génocide peut-il être assimilé à une sortie de guerre ? Quelles sont les traces laissées par ces conflits et comment peut-on les étudier ? Notre séminaire interroge les voies multiples qui ont été choisies au cours du XXe siècle pour mettre fin aux conflits et parfois assurer la réconciliation entre populations ou entre nations (procès ; réparations, « repentances »...)".

Le séminaire, organisé par Corine Defrance, Robert Frank, Maryvonne Le Puloch, Hugues Tertrais, Fabrice Virgili, Annette Wieviorka et Eva Weil , se réunit les mercredis de 18h à 20h à Paris, à l'Institut Pierre Renouvin (1 rue Victor Cousin, Galerie J. B. Dumas, escalier L, 1er étage, salle F 603).


Mercredi 14 janvier 2009 :
"Histoire, littérature et traces de guerre. Un « journal intime collectif » de la Seconde Guerre mondiale : Echolot de Walter Kempowski"
Invité : Jürgen Ritte (université Paris 3)
Discutant : Claude Mouchard

Mercredi 18 février 2009 : "La cause de la compétence universelle des juges nationaux : l’implosion d’une mobilisation collective internationale"
Invité : Julien Seroussi (ATER université Paris 4)

Mercredi 25 février 2009 :
Titre non encore précisé
Invité : Hugues Tertrais (Paris 1)

Mercredi 4 mars 2009 : sujet sur le Cambodge (procès des Khmers rouges)
Invité : Annette Wieviorka (UMR IRICE)

Mercredi 18 mars 2009 :
- Antonin Tisseron (doctorant Paris 1) - "La France et le procès de Nuremberg"
- Régis Schlagen (doctorant Paris 1) - "Mémoire de la déportation des homosexuels France-Allemagne-Pays-Bas"

Mercredi 1er avril 2009 : "L’accord franco-allemand de 1960 au sujet de l’indemnisation des victimes du nazisme"
Invité : Claudia Moisel

Mercredi 8 avril 2009 : "Les lieux de mémoire à Berlin"
Invité : Étienne François

Mercredi 29 avril 2009 : "Les enfants de Boche en Norvège : mémoire et réconciliation"
Invité : Eva Simonsen (université d’Oslo)

Mercredi 13 mai 2009 : "À propos du colloque Les viols en temps de guerre : une histoire à écrire"
Invité : Fabrice Virgili (UMR IRICE)

Mercredi 27 mai 2009 : Bilan du séminaire


Plus d'informations sur le site de l'UMR IRICE (avec présentation des autres séminaires organisés par le laboratoire, notamment le séminaire "Espaces, territoires, identités").