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dimanche 20 juin 2010

Osh, une ville en guerre (1) : Le Kirghizistan, quelques enjeux stratégiques et géopolitiques


Le samedi 12 juin 2010, les autorités du Kirghizistan ont déclaré l'état d'urgence pour la ville d'Osh/Och, sous le feu d'affrontements interethniques entre Kirghiz et Ouzbeks. Depuis le début du mois d'avril 2010, le Kirghizistan est en proie à une très forte instabilité politique, qui s'est traduite par le renversement du Président Bakiev (parvenu au pouvoir à la suite de la "révolution des Tulipes" de 2005, qui avait vu le renversement du Président Akaïev et l'arrivée au pouvoir de Bakiev, suite à une série d'émeutes dans le Nord du pays et le processus de "révolution pacifique" mené dans le Sud) par l'opposition. Le facteur déclencheur de ces événements est la décision de Biakev d'augmenter par 2 le prix de l'électricité et par 3 celui de l'énergie. Le facteur désicif est le durcissement progressif du pouvoir de Bakiev (beaucoup des opposants sont d'anciens proches de Bakiev, qui étaient à ses côtés lors de la "révolution des Tulipes"). Dès 2007, le pouvoir de Bakiev avait été ébranlé par des manifestations à Bichkek, la capitale du pays. Ces manifestations s'étaient soldées dans la répression (emploi de la force armée contre les manifestants de la place Ala-Too à Bichkek, et traduction des meneurs en justice), et le pouvoir de Bakiev s'était renforcé. Les contestations également, mais elles étaient étouffées par un régime devenant de plus en plus autoritaire. En avril 2010, l'opposition a renversé Bakiev, qui a, de force, laissé place à une nouvelle équipe dirigeante. Quelques semaines plus tard, des violences interethniques (le nouveau gouvernement accuse Bakiev d'être à l'origine de ces mouvements) déchirent la ville d'Och, au Sud du pays, à proximité de la frontière avec l'Ouzbékistan. Avec l'état d'urgence, c'est l'ordre de tirer qui a été donné aux troupes dans la ville d'Och.


Source : Page "Kirghizistan" sur le site Aménagement linguistique du monde.



Le Kirghizistan/Kirghizstan* :
un Etat enclavé en voie de désenclavement ?

Le Kirghizistan est un des Etats d'Asie centrale né de la décomposition de l'URSS. C'est un pays enclavé, qui partage ses frontières avec l'Ouzbékistan à l'Ouest, le Kazakhstan au Nord, la Chine à l'Est et le Tadjikistan au Sud. "Dans son sens le plus large, l'enclavement est le caractère d'un espace ou d'un territoire marqué par la médiocrité de ses relations extérieures. L'idée d'enclavement induit toujours des éléments pénalisants : enfermement, mauvais connectivité. Une région enclavée est ainsi mal reliée aux autres. [...] Dans une acceptation plus liée aux espaces politiques, l'enclavement caractérise des enclaves : territoires enfermés dans des frontières, ou qui ne disposent pas d'ouverture sur les espaces maritimes (land locked en anglais). Les 43 Etats (actuellement (2007) dépourvus de littoral tentent de pallier cet inconvénient par le biais d'accords avec les Etats voisins, que ce soit par création de corridors ou l'instauration de zones franches dans les ports les plus proches de leurs propres territoires" (Stéphane Rosière, 2008, Dictionnaire de l'espace politique. Géographie politique & géopolitique, Armand Colin, coll. Dictionnaire, Paris, p. 88. Concernant spécifiquement l'Asie Centrale, voir le dossier "La question de l'enclavement en Asie centrale", dans la revue Cahiers d'Etudes sur la Méditerranée Orientale et le monde Turco-Iranien - CEMOTI, n°35, notamment l'article du géographe Julien Thorez sur "Enclaves et enclavement dans le Ferghana post-soviétique"). Au-delà de la seule question de l'existence d'un littoral, l'enclavement du Kirghizistan se lit aussi au prisme de sa marginalisation économique et politique. Même au sein de l'Asie centrale (voir l'ouvrage de Gaël Raballand, 2005, L'Asie centrale ou la fatalité de l'enclavement ?, L'Harmattan, coll. Centre-Asie, 355 p.), le Kirghizistan bénéficie d'une situation peu favorable : c'est le seul Etat de l'Asie centrale post-soviétique, avec le Tadjikistan, à ne pas avoir de voies d'accès sur la mer Caspienne, dont on connaît les enjeux, notamment en termes énergétiques (parmi les très nombreux travaux sur la question, voir notamment l'intervention de Jean Radvanyi au Festival international de géographie 2007 : "Caspienne : une mer fermée, un « grand jeu » ouvert", le compte-rendu de son Café géo du 5 décembre 2007 sur "La Caspienne au coeur de nouveaux enjeux" et une très belle carte de Philippe Rekacewicz sur les "Ressources énergétiques autour de la mer Caspienne : géopolitique des tubes").





La question de l'enclavement se pose également à l'intérieur des frontières du Kirghizistan, avec l'existence d' une enclave kirghize en Ouzbékistan (par exemple Barak, village de 700 habitants sous administration kirghize mais situé à l'intérieur du territoire de l'Ouzbékistan), d'enclaves ouzbèkes au Kirghizistan (Chakhimardan et Sokh) et d'enclaves tadjikes dans ces 2 pays (Sarvak en Ouzbékistan, dont la population se dit ouzbèke ; et Voroukh au Kirghizistan) dans la vallée de Ferghana (voir bibliographie en fin de billet). "Le tracé des frontières a priori absurdes de la vallée de la Ferghana correspondait dans l'esprit de leurs créateurs à un compromis territorial entre la construction d'entités "ethno-nationales" et leur viabilité économique :
- Le fond de la vallée fut octroyé à l'Ouzbékistan, en raison de son peuplement ouzbek majoritaire, à l'exception de son extrémité orientale (régions d'Osh et de Djalal-Abad), donnée au Kirghizistan pour garantir sa viabilité économique ;
- La région de Khodjent, où vivait une courte majorité de Tadjiks, fut attribuée au Tadjikistan pour garantir au pays sa viabilité économique. Elle isole toutefois la vallée du reste du territoire ouzbek ;
- Les pentes de la vallée furent attribuées au Kirghizstan, représenté ici par des pasteurs nomades kirghiz, à l'exception des zones cultivées de moyenne montagne, affectées, selon la proximité géographique, à l'un ou l'autre des voisins (les enclaves)"
(Emmanuel Gonon, 2003, "Frontière et territoire. Une symbiose incertaine", dans Frédéric Lasserre et Aline Lechaume, 2003, Le territoire pensé : géographie des représentations territoriales, Québec, Presses universitaires de Québec, p. 73). Ces enclaves sont l'objet de disputes territoriales et de revendications frontalières. Ces litiges frontaliers opposent le Kirghizistan à l'Ouzbékistan et au Tadjikistan : "La frontière ouzbéko-kirghize est l’une des plus controversées de l’espace post-soviétique : en 2004, l’Ouzbékistan en appelait aux tracés de 1924, alors que le Kirghizstan, lui, se référait à ceux, très différents, de 1954. Les questions soulevées par ces enclaves ne réapparaissent pas à la faveur des indépendances, après un «gel soviétique», puisqu’elles avaient déjà fait l’objet de négociations dans les années cinquante et quatre-vingt" (Hélène Rousselot, "Les enclaves de la vallée de Ferghana : une bataille de cartes", Regard sur l'Est, 5 mars 2006).


Source : Emmanuel Gonon et Frédéric Lasserre, "Une critique de la notion de
frontières artificielles à travers le cas de l'Asie centrale", Cahiers de
géographie du Québec, vol. 47, n°132, décembre 2003.

Source : Emmanuel Gonon et Frédéric Lasserre, "Une critique de la notion de
frontières artificielles à travers le cas de l'Asie centrale", Cahiers de
géographie du Québec, vol. 47, n°132, décembre 2003.





Néanmoins, ces disputes frontalières ne proviennent pas seulement de l'existence d'enclaves, mais aussi de la présence d'importantes ressources dans la vallée de Ferghana. Par exemple, l'accès aux ressources en eau requiert la traversée de la frontière : au temps de l'URSS, les aménagements pour l'approvisionnement en eau n'étaient pas conçues selon des limites adminsitratives (celles qui sont devenues depuis des frontières internationales, mais n'étaient alors que la traduction d'un découpage administratif interne), mais à l'échelle des bassins versants (voir Julien et Pierre Thorez, 2003, "Le partage des eaux dans les républiques d'Asie centrale. Une manifestation des tensions post-soviétiques", Actes du Festival international de géographie 2003). Le partage des ressources en eau est également un problème énergétique important (l'eau du bassin versant de cette vallée étant utilisée en partie pour être transformée en hydroélectricité). Des ressources sont d'autant plus importantes pour le Kirghizistan qui n'en possèdent que peu sur l'ensemble de son territoire : "Enclavé, le Kirghizistan couvre 198 500 km2 de territoire pour l’essentiel montagneux – massif du Tian Chan – (90% se situe à une altitude supérieure à 1500 m), compartimenté et peu hospitalier (7% seulement des terres sont arables). Aussi sa population est-elle modeste : 5 400 000 habitants. Entre un tiers et la moitié de ceux-ci vivent en dessous du seuil de pauvreté. En effet, hormis l’eau de ses montagnes ainsi que des gisements d’uranium, d’or et de mercure, le pays ne dispose pas de ressources naturelles importantes. Minerais, hydro-électricité, élevage ovin et caprin, cultures irriguées (riz, coton, légumes) sont ses seules productions notables. Avec un projet de nouveau barrage hydro-électrique à Kambarata (sur la Naryn), le pays, qui approvisionnait les républiques soviétiques voisines avant 1991 et se trouve aujourd’hui en situation de pénurie, cherche à redevenir exportateur net d’électricité. Autrefois très prisé de la nomenklatura soviétique, le potentiel touristique de son espace montagnard agrémenté de près de 2 000 lacs d’altitude, ne paraît pas à la veille d’être valorisé. D’ailleurs, ses milieux naturels fragiles (comme le lac d’Issuk Koul) ne supporteraient pas une fréquentation massive. Des perspectives de développement par le commerce existent du fait de sa situation sur l’axe de communication qui relie la Chine à la Russie" (Patrice Gonon, "La crise au Kirghizistan : analyse des différentes dimensions spatiales", Diploweb, 18 juin 2010). Enfin, les litiges frontaliers sont liés à la question de la porosité des frontières dans cette région qui se trouve sur la route de nombreux trafics criminels : la région est une zone de transit de la drogue en provenance d'Afghanistan (voir l'excellent site Géopium du géographe Pierre-Arnaud Chouvy, et notamment ses articles sur "Les routes de la drogue", la "Géopolitique de la production et du trafic de drogues illicites en Asie"), mais également d'armes en provenance de Russie et de nombreux autres formes de trafics illégaux.


Source : Pierre-Arnaud Chouvy, "Géopolitique de la production et du trafic
de drogues illicites en Asie", Hérodote, n°109, 2ème trimestre 2003, pp. 169-189.


Enfin l'importance stratégique du Kirghizistan tient de sa situation au coeur de l'Asie centrale, depuis le déclenchement de la guerre en Afghanistan. L'intérêt opérationnel est clair : il s'agit de permettre l'approvisionnement des troupes positionnées en Afghanistan. Les enjeux logistiques dans la conduite de la guerre permettent de montrer que cette dernière ne peut être pensée sans sa dimension spatiale (et ce, à toutes échelles) : le déploiement doit être pensé comme un réseau entre le théâtre d'opérations, son environnement proche et le territoire national. "Schématiquement, ce réseau peut être perçu comme un ensemble de cercles concentriques. Au sein de chacun de ces cercles, chaque base possède une fonction propre et accueille des moyens aériens spécifiques. Le premier cercle correspond aux bases aériennes présentes sur le territoire afghan et au sein des pays en marge du théâtre d’opération (Tadjikistan et Pakistan). Il est au cœur des combats et permet une forte réactivité en disposant d’un temps minimal entre la demande d’un appui aérien et le décollage de chasseurs-bombardiers. Le temps de permanence des patrouilles d’Alert CAS s’en trouve également augmenté. Les bases du premier cercle ont pour fonctions premières la mise en œuvre des chasseurs-bombardiers et la réception de l’approvisionnement. C’est le cas notamment de Manas. Le second cercle comprend les bases apportant des fournitures au premier cercle. Elles servent, de sites de départ pour les avions ravitailleurs opérant en Afghanistan. Quant au troisième cercle, il comprend les infrastructures aéroportuaires d’où partent les principaux flux logistiques alimentant les bases d’Asie centrale. A chaque cercle correspond un ensemble de bases caractérisé par des missions spécifiques" (Mickaël Aubout, 2008, "Le réseau des bases aériennes servant aux opérations en Afghanistan", Air & Space Power Journal, vol. IV, n°3, automne 2008, pp. 73-76). Le premier objectif au déploiement de bases militaires en Asie centrale à proximité du théâtre d'opérations afghan est donc d'assurer le soutien aux opérations qui y sont menées.


Source : Mickaël Aubout, 2008, "Le réseau des bases aériennes servant aux
opérations en Afghanistan", Air & Space Power Journal, vol. IV, n°3, pp. 73-76.



Par sa proximité géographique et par son enclavement (et de fait son fort besoin de nouer des relations diplomatiques), la position du Kirghizistan a été mise en exergue dans les installations de bases militaires états-uniennes en Asie centrale. La base militaire de Manas (analysée en détail dans un mémoire de géographie écrit par Mickaël Aubout, Géographie militaire de la base de Manas (Ganci air base) au Kirghizstan : les interactions entre une base militaire et son environnement, soutenu en 2004 à l'Université Paris-Sorbonne) témoigne de l'importance prise par la position du Kirghizistan dans les relations internationales, et des rivalités de pouvoir entre Etats-Unis et Russie qui se jouent pour obtenir le leadership de la région centrasiatique, par-delà le seul intérêt opérationnel. "S'agissant des bases [aériennes] à l'étranger, leur répartition se fait en adéquation avec des zones stratégiques. L'intérêt d'une base hors du territoire national est multiple. Outre une mise en oeuvre rapide de forces militaires aériennes et terrestres, elle permet à une nation de marquer sa zone d'influence. Aujourd'hui, Washington et Moscou s'opposent en Asie par le biais d'un jeu d'implantation et de retrait de leurs bases aériennes respectives. En 2002, les Américains installaient une base sur l'aéroport de Manas au Kirghizistan ; huit mois plus tard, les Russes s'établissaient à leur tour sur l'aéroport de Kant à cent kilomètres de Manas. Les bases aériennes à l'étranger constituent donc des instruments géopolitiques pour les nations" (Mickaël Aubout, "Géographie des bases aériennes", dans Paul-David Régnier, 2008, Dictionnaire de géographie militaire, CNRS Editions, Paris, pp. 74-79).





Source : Arielle Thédrel, "L'Asie centrale, terrain de rivalités
entre l'Est et l'Ouest", Le Figaro, 29 octobre 2009.


De plus, Isabelle Facon analyse la stabilisation et la sécurisation de l'Asie centrale comme une nécessité pour la coopération stratégique sino-russe. Pour la Russie, il s'agit davantage d'enjeux sécuritaires : "L’Asie centrale s’inscrit naturellement dans la politique russe visant à sécuriser les « frontières extérieures » de la Communauté des États indépendants (CEI), élément perçu comme indissociable de la sécurité nationale russe (la Russie est longtemps restée très impliquée dans la surveillance des frontières de la plupart des républiques d’Asie centrale). Ses quelque 7 000 km de frontières communes avec le Kazakhstan, renommées pour leur grande porosité, la sensibilisent particulièrement au danger de contagion des risques et instabilités centre-asiatiques sur son territoire, déjà particulièrement vulnérable sur son flanc sud (cf. les problèmes de sécurité et les conflits dans le Caucase du nord et du sud). La présence d’une population musulmane relativement nombreuse au sein de la Fédération de Russie amène Moscou à appréhender avec vigilance tout indice d’une montée de forces islamistes radicales en Asie centrale. Enfin, la présence de diasporas russes dans les républiques centre-asiatiques alimente l’intérêt de la Russie pour les conditions de sécurité dans cette région. Plus globalement, la Russie considère l’Asie centrale comme une zone tampon devant protéger son territoire des instabilités du sud (situation en Afghanistan et en Iran, risque conflictuel entre Inde et Pakistan, etc.) mais elle la sait trop fragile, en l’état actuel des choses, pour remplir ce rôle (cf. faiblesse et corruption des appareils étatiques, situations économiques et sociales difficiles…)" (Isabelle Facon, 2008, L'Asie centrale comme enjeu dans le « partenariat stratégique » sino-russe, FRS, coll. Recherches & Documents, n°6/2008, p. 9). Pour la Chine, l'apparition de nouveaux Etats indépendants sur sa frontière est à la fois l'occasion d'opportunités diplomatiques et économiques, et un enjeu sécuritaire.



* Le terme "Kirghizistan" correspond à la toponymie officielle reconnue par la France. Mais d'autres orthographes peuvent être acceptées, tout particulièrement "Kirghizstan", plus proche de la traduction anglaise, et de la prononciation en kirghiz. A noter que certainses chercheurs spécialistes de l'Asie centrale emploient le toponyme "Kirghizstan" (sans le "-i-"). De nombreux médias également. L'orthographe utilisée ici respecte les normes françaises, par souci de neutralité et d'uniformisation du texte. Pour connaître les transcriptions/translittérations des toponymes en français (mais aussi anglais, espagnol ou chinois), voir le site des Nations Unies.



 

Quelques références bibliographiques


Des articles scientifiques pour comprendre le Kirghizistan

- Thomas Huet, 2007, "Mars 2005 au Kirghizistan : « révolution des tulipes » ou alternance violente ?", Cahiers d'Asie centrale, n°15/16, pp. 340-351.

- Aida Aaly Alymbaeva, 2007,  "La question de l'identité au Kirghizistan à travers le clivage Nord-Sud", Cahiers d'Asie centrale, n°15/16, pp. 322-337.

- Patrice Gonon, 2010, "La crise au Kirghizistan : analyse des différentes dimensions spatiales", Diploweb, 18 juin 2010.

- Françoise Rollan, 2007 "Les migrations forcées en Asie centrale post-soviétique 1991-2005", Espace populations sociétés, n°2007/1, pp. 33-45.

- Martin Schuler, 2007, "Migrations Patterns of the Population in Kyrgyzstan", Espace populations sociétés, n°2007/1, pp. 73-89.

- Michel Guillot, 2007, "Mortality in Kyrgyzstan since 1958: Real Patterns and Data Artifacts", Espace populations sociétés, n°2007/1, pp. 113-126.

- Julien Thorez, 2006, "Flux et dynamiques spatiales en Asie centrale. Géographie de la transformation post-soviétique", E.S.O. Travaux et dcumennts, n°24, mars 2006, pp. 65-69.



Des articles scientifiques et des travaux universitaires sur la vallée du Ferghana

- Hélène Rousselot, 2006, "Les enclaves de la vallée de Ferghana : une bataille de cartes", Regard sur l'Est, 5 mars 2006.

- Emmanuel Gonon et Frédéric Lasserre, 2003, "Une critique de la notion de frontières artificielles à travers le cas de l'Asie centrale", Cahiers de géographie du Québec, vol. 47, n°132, décembre 2003, pp. 433-461.

- Olivier Ferrando, 2005, "Du concept de minorité en Asie centrale : l’exemple de la vallée du Ferghana", Cahiers d’études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien, n°39-40, pp. 73-100.

- Les cartes de l'émission Le Dessous des cartes du 15 novembre 2006 consacrée à la vallée de Ferghana.

- Rapport Environment and Security: Transforming risks into cooperation - Central Asia, Ferghana / Osh / Khujand area, OSCE, 2005, 56 p.

- Vincent Braconnay, La vallée du Ferghana en Asie centrale. Evaluation des politiques de gestion des indépendances post-soviétiques et conditions de santé dans une région transfrontalière, mémoire de master II, sous la direction de Denis Cogneau, septembre 2007, 92 p.



Autres ressources (non disponibles en ligne)

- Daniel Balland, 1997n "Diviser l’indivisible : les frontières introuvables des États centrasiatiques", Hérodote, n°84, pp.77-123.

- Daniel Balland, 2007, "La montée des tensions frontalières en Asie centrale", Revue internationale et stratégique, n°64.

- Daniel Balland (dir.), 2000, Hommes et terres d'islam. Mélanges offerts à Xavier de Planhol, 2 tomes, IFRI, Téhéran (également publié en anglais en 2001).

- Olivier Roy, 1992, "Frontières et ethnies en Asie centrale", Hérodote, n°64, pp. 169-182.

- Olivier Roy, 2001, L’Asie centrale contemporaine, PUF, coll. Que Sais-je ?, Paris (une réédition vient de paraître).

- Julien Thorez, Flux et dynamiques spatiales en Asie centrale – Géographie de la transformation post-soviétique, thèse de doctorat en géographie, sous la direction de Michel Sivignon, soutenue en 2005 à l'Université de Paris X – Nanterre.

- Dossier "Asie centrale", Courrier des pays de l'Est, n°1057, 2006/5.

 

1 commentaire:

planetevivante a dit…

Un grand merci pour cet article qui éclaire bien la situation complexe de cette région du monde. Article très documenté, vraiment excellent !!!