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mercredi 23 juin 2010

Organisation spatiale d'un espace-cour à Treichville (Abidjan)


Ces derniers mois, Abidjan, tel que (re)présenté par les médias, se rappelle à notre imaginaire spatial : élections qui n’en finissent pas d’être reportées (depuis 2005, aucune élection présidentielle n’a pu être tenue, et Laurent Gbagbo est devenu, de fait, un Président sans mandat), manifestations qui se transforment en émeutes (octobre 2008, août 2009, février 2010, avril 2010, mai 2010 : voir le passionnant blog de l’anthropologue Alain Bertho, Anthropologie du présent, dans lequel il effectue une base de données de toutes les émeutes dans le monde, notamment en Afrique), c’est bien le côté « sombre » d’Abidjan, sa misère sociale et sa conflictualité politique qui nous ait donné à voir par les filtres de représentations que sont les médias. Comme l’argumentait la géographe Catherine Fournet-Guérin dans son intervention pour le 10ème anniversaire des Cafés géo, l’Afrique ne peut être résumée aux guerres, à la violence, à la misère, aux enfants des rues, au sida. S’il ne s’agit pas de nier l’existence de ces vulnérabilités, son propos montrait combien l’Afrique avait tant d’autres facettes qu’elle ne pouvait être (re)présentée qu’au prisme de ses difficultés. Ses paroles prennent pleinement leur sens dans le quartier de Treichville, quartier populaire d’Abidjan. Ville dont la saleté et la surpopulation sont souvent dénoncées, Abidjan est aussi – et peut-être avant tout – une ville bruyante, rythmée par le cri de jeunes enfants, de vendeurs de rues, de disputes de voisinage, un espace de vie.




2 commentaires:

planetevivante a dit…

Merci Bénédicte !!! étude de cas très intéressante ! qui me rappelle celles que j'ai pu faire dans les villes du sud-ouest de l'océan Indien... Passionnant !

Tratnjek Bénédicte a dit…

Ce type de résultats doit beaucoup à la générosité et à l'accueil des familles rencontrées. Analyser les espaces de vie est aussi une très belle expérience personnelle.

Cela fait partie des joies et de la chance de pouvoir faire de la géographie !