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mercredi 4 décembre 2013
Soutenance de thèse : Vivre la guerre, construire la paix. Conflits et recompositions territoriales post-conflit en République du Congo (Pays du Niari)

jeudi 8 janvier 2009
La géographie en poster (4) : Les énérgies, facteurs de tensions
Quelques posters présentés au FIG 2008 ont également abordé la question des enjeux géopolitiques, des facteurs de tension (qu'ils soient déclencheurs de conflits, manipulés, aggravants...). La place des énergies a été présentée à la fois lors du FIG 2007 ("La planète en mal d'énergie") et lors de l'édition 2008 ("Entre guerres et conflits : la planète sous tension").
jeudi 6 novembre 2008
La géographie en poster (3) : La biogéographie militaire
La géographie militaire a beaucoup fait parlé lors du FIG 2008. Elle s'est également "illustrée" : un poster proposé par Amélie Robert, doctorante au laboratoire ENeC (Espace, Nature, et Culture), nous montre les "Conséquences environnementales d'une guerre chimique : la guerre du Vietnam (1962-1971)". L'intérêt de la biogéographie pour la compréhension du fait militaire est ici illustré à travers la question de la dégradation de l'environnement lors d'une guerre (ici le cas de la guerre du Vietnam). Cela entre dans les réflexions très actuelles du Ministère de la la Défense quant à la protection de l'environnement pendant les opérations extérieures, et le poster nous permet d'avoir une analyse d'un cas particulier et de ses conséqeunces environnementales dans le long terme. A signaler, une thèse a été soutenue l'an dernier par Thao Tran, également au laboratoire ENeC, aujourd'hui maître de conférences à l'Université de Pau, sur "Les perturbations anthropiques contemporaines dans les mangroves du Sud Viêt-Nam. Entre nature, civilisations et histoire. Approches par modélisation et analyse spatiales" et a reçu le prix de thèse du CNFG (Comité national français de géographie) en 2007. De quoi prouver que ces questions qui touchent autant les problèmes environnementaux, la question du développement durable que les problématiques militaires, intéressent étudiants et universitaires.On peut voir également un autre intérêt à la biogéographie militaire : le cas de la Bosnie-Herzégovine a, par exemple, montré combien l'anéantissement d'une très grande partie de la forêt lors des affrontements entre belligérants entre 1992 et 1995 posait aujourd'hui de graves problèmes de dévloppement économique. En effet, la forêt était une des ressources principales de la Bosnie-Herzégovine, qui exportait son bois dans les autres Républiques d'ex-Yougoslavie, mais également dans d'autres pays d'Europe de l'Est. Ce bois était une ressource financière importante, qui manque cruellement aujourd'hui. Et ce manque se fait ressentir non seulement en termes d'emplois forestiers, mais également sur l'ensemble de l'économie (industries de transformation, effets indirects sur le pouvoir d'achat des populations rurales et ouvrières...).
La géographie en poster (2) : Des territoires en conflit
Suite de la présentation et des réflexions autour de posters présentés au FIG 2008 sur le thème "Entre guerres et conflits : la planète sous tension". De nombreux posters se sont attardés sur les conséquences des guerres, notamment sur les populations, leurs déplacements et leurs conditions de vie dans des territoires sous tension.
Les Comores : entre ruptures et unité, le combat d'un archipel
- l'Union des Comores, un Etat indépendant (690.000 habitants), composé de 3 îles : la Grande Comore (1148 km²), Moheli (290 km²) et Anjoun (424 km²),
- l'île de Mayotte, une collectivité territoriale d'outre-mer française.
Le 6 juillet 1975, le président Ahmed Abdallah
proclama unilatéralement l'indépendance à Moroni -Grande-Comore. En 1976, un référendum se déroule à Mayotte qui reste française. L'Union des Comores revendique l'île de Mayotte depuis son indépendance en 1975. Depuis cette date, l'Etat est soumis à une forte instabilité (une vingtaine de coups d'Etat ou de tentatives de coups d'Etat). Depuis 1997, les îles d'Anjouan et de Mohéli ont des revendications sécessionnistes. En 1997, la situation a été particulièrement chaotique et violente dans l'archipel : en août, les habitants des 2 îles s'insurgent contre l'autorité de la capitale Moroni (dans l'île de Grande-Comorre) et demandent à être rattachées à la France (qui n'a pas soutenu cette insurrection et cette revendication de rattachement). Les 2 îles font alors sécession et proclament leurs indépendances. Des pourparlers sont ensuite tenus à Madagascar, sous l'égide de l'OUA (Organisation de l'Unité africaine). Un accord de paix est signé en avril 1999, qui prévoit la transformation de l'Etat en fédération, chacune des 3 îles possèdant son propre parlement, et assurant la présidence par alternance tous les 3 ans. L'accord de paix n'a jamais été appliqué, du fait du coup d'Etat du 30 avril 1999. La Constitution créant ainsi l'Union des Comores est adoptée le 23 décembre 2001, suite à un référendum qui met fin à la République Fédérale Islamique des Comores et la remplace par une fédération qui accorde aux 3 îles une grande autonomie avec présidence tournante (accord-cadre de réconciliation nationale). La situation aux Comores n'en est pas pour autant stabilisée. Les tensions entre les partis politiques (pour ou contre une plus grande autonomie des 3 îles) se sont faites de plus en plus oppressantes à l'approche des élections présidentielles de juin 2007. De nouvelles tentatives de coups d'Etat ont déstabilisé l'Union des Comores. Cette instabilité chronique a des conséquences sur le développement de l'archipel : les 3 îles de l'Union des Comores souffre de la corruption, de la dégradation des infrastructures, de difficultés économiques profondes... De plus, à Mayotte, le niveau de vie est environ 5 fois plus élevé que dans les 3 îles, ce qui pose le problème d'une forte migration clandestine vers l'île française (cette pression migratoire se fait particulièrement sentir entre Anjouan et Mayotte). Le poster "Les Comores : entre ruptures et unité, le combat d'un archipel", également présenté par le Master Systèmes d'Information et Informations Géographiques pour la Gestion et la Gouvernance des Territoires de l'Université Montpellier III, éclaire ces différents aspects en appuyant sur le contexte géohistorique. La présentation du poster est particulièrement démonstrative, puisqu'elle permet d'appréhender à la fois le contexte historique (indépendance, revendications sécessionnistes, cas particulier de Mayotte), les atouts et contraintes de chacune des 4 îles, les enjeux géostratégiques de l'archipel à la fois en termes d'unité, de politique, de migrations, de piraterie maritime... L'originalité du poster vient également de l'analyse des "solutions", pensées sous l'éclairage d'un développement durable, comme voie de la stabilisation (économique, sociale, migratoire...) et de la sécurisation (politique, alimentaire, sanitaire, anti-piraterie, anti-corruption...)
Hébron (Palestine) : les échelons de la géopolitique
mardi 4 novembre 2008
La géographie en poster (1) : Les montagnes, des zones sous tension
Quelques commentaires que m'ont inspirée les différents posters présentés lors du Festival international de géographie 2008 sur le thème : "Guerres et conflits : la planète sous tension", en attendant que les auteurs des différentes interventions mettent en ligne leurs contributions.
On trouve, par contre, plusieurs posters sur les liens entre conflits et identités dans les zones montagneuses. Ces posters ont été réalisés par des étudiants du Master de géographie de l'université de Genève, qui se sont donnés pour objectif de présenter le lien entre les spécificités de la montagne et les représentations qu'en ont les hommes (qu'ils soient des acteurs internes ou des acteurs extérieurs) dans le cas de rivalités de pouvoir et de tensions quant à l'utilisation et l'appropriation du territoire. Ces posters présentent un regard original, celui de la géographie culturelle et de la géographie des représentations, en montrant avant tout comment les hommes perçoivent leur espace, le contruisent en fonction et combien ces représentations sont l'objet de rivalités identitaires, politiques et économiques.
- Olivier Beaupré-Gateau, La frontière franco-espagnole au Pays basque. Étude des fonctions de la frontière sur le territoire de l'Eurocité Bayonne-San-Sebastián, 2006, maîtrise de géographie, sous la direction de Frédéric Lasserre, Université Laval (Québec).
- La revue Lapurdum (revue d'études basques) avec des articles en ligne notamment celui de Pierre Thomas, "Les revendications institutionnelles contemporaines en Pays basque de France : représentations du monde basque et discours politiques", Lapurdum, n°11, 2006.
- Un entretien avec Jean Haritschelhar (président de l'Académie de la langue basque) "La langue plus forte que les gènes" accordé à L'Express, et le texte d'une conférence qu'il a donné sur "L'identité basque" (le 5 décembre 2002 au Centre Culturel Hâ 32 à Bordeaux).
- "Mobilités et frontière, ingrédient d'une alchimie territoriale au Pays Basque", Hélène Velasco-Graciet, Géoconfluences, dossier "La frontière, discontinuités et dynamiques".
- Alpes à traverser - Alpes à vivre. Conflits d'images (un poster qui présente les différents messages iconographiques transmis aux différents "usagers" des Alpes, et les "escarmouches" autour du transit des camions)
- Invention de l'identité berbère : stratégie coloniale ? (un poster qui revient sur la maîtrise du territoire et la "manipulation" de l'identité conçues comme des moyens d'assurer la pérénité de la colonisation et le maintien de l'ordre au Maroc lors de l'établissement du protectorat français)
- Déchirement du Jura : "Pluralité des identités" (un poster qui analyse les conflits identitaires, les revendications séparatistes et l'utilisation de la violence dans le Jura dans les années 1970, lorsque ce dernier se détache du Canton de Berne et devient un nouveau canton suisse)
- Sous la glace, le feu ! Guerre des cartes au Siachen (un poster qui reprend la démarche de L'Atlas des Atlas du Courrier international, sur le conflit frontalier entre le Pakistan et l'Inde dans le glacier du Siachen, en montrant des cartes indiennes, pakistanaises et chinoises)
- Quelques points dans le compte-rendu de la conférence "La montagne et la guerre : étude de cas" par le lieutenant-colonel Martin (ancien officier des Troupes alpines) et Christophe Gauchon (maître de conférences à l'université de Savoie), lors de la session Enseigner le monde contemporain : guerres et conflits, lors de l'Université d'Automne de Chambéry du 24 au 26 octobre 2002.
- L'éditorial "Montagnes et géopolitique" par Yves Lacoste, du n°107 de la revue Hérodote (4ème trimestre 2002, pp. 3-16). Dans ce numéro, on retrouve également des études de cas très intéressantes, notamment "Le Cachemire : une géopolitique himalayenne" par Jean-Luc Racine, "La guerre populaire au Népal : d’où viennent les maoïstes ?" par Philippe Ramirez, "Grand Caucase, la « montagne des peuples » écartelée" par Jean Radvanyi, "Évolution des étagements ethnopolitiques dans les montagnes sino-indochinoises" par Michel Bruneau et "Grande Kabylie : du danger des traditions montagnardes" par Camille Lacoste-Dujardin.
- La guerre et la montagne, Actes du XVIIe colloque de la Commission internationale d'histoire militaire, Berne, 1993.
- Guerre en montagne. Renouveau tactique, Lieutenant-colonel Hervé de Courrèges, Lieutenant-colonel Pierre-Joseph Givre et Lieutenant-colonel Nicolas Le Nen, Economica, collection Stratégies & Doctrines, Paris, 2006, 142 pages. François Duran, sur son blog Théâtre des Opérations, nous en livre d'ailleurs une fiche de lecture très détaillée qui présente la 1ère partie de l'ouvrage : principes tactiques. Il est complété d'une 2nde partie qui présente des cas concrets de combats en montagne au cours du XXème siècle, qui illustrent les évolutions de la pensée militaire et des modalités de l'engagement en terrain montagneux (bataille du Dobropolié, bataille du Suomussalmi, bataille des Apennins, opération Panjshir V, bataille du Mount Harriet, opération Anaconda).






