Droits d'auteurs et citations

Tous les éléments publiés sur ce blog peuvent être utilisés avec l'accord de l'auteur du blog et A LA CONDITION de citer les sources utilisées (qu'il s'agisse du ou des billets utilisés comme des auteurs cités dans le blog). Merci de respecter les droits d'auteur (pour tous les textes et documents utilisés dans le blog, y compris pour les auteurs cités). Pour me contacter : benedicte.tratnjek[at]gmail.com
Affichage des articles dont le libellé est mémoires et thèses. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mémoires et thèses. Afficher tous les articles

mercredi 4 décembre 2013

Soutenance de thèse : Vivre la guerre, construire la paix. Conflits et recompositions territoriales post-conflit en République du Congo (Pays du Niari)


Mathilde Jonceray soutiendra sa thèse de doctorat en géographie intitulée Vivre la guerre, construire la paix. Conflits et recompositions territoriales post-conflit en République du Congo (Pays du Niari) préparée sous la direction d'Elisabeth Dorier-Apprill à l'Université d'Aix-Marseille le 10 décembre 2013 à 14h30 au Centre St Charles (petit amphi des sciences naturelles, Marseille). La soutenance est publique.


Résumé de la thèse :
Les guerres sont d’importants facteurs de recompositions territoriales. Les territoires des « Pays du Niari », région créée par le politique, ont une place particulière dans l’histoire des conflits au Congo et celle-ci conditionne leur reconstruction. Après 10 ans de guerres, la région a du mal à se remettre, et se trouve au cœur d’enjeux socio-économiques, politiques et identitaires à différentes échelles.
Cette thèse étudie d’une part les conflits, procédant à une géohistoire méthodique d’une région et de populations occultés par les acteurs nationaux et internationaux. Elle étudie d’autre part la façon dont les différents acteurs s’approprient la notion de post-conflit et les répercussions territoriales des actions entreprises. Cela amène enfin à faire état du hiatus entre actions de reconstructions et besoins des populations et des territoires, visibles à travers des territoires et des temporalités fragmentés.

samedi 3 décembre 2011

Soutenance de thèse : "La souveraineté de l'État à l'épreuve de la construction européenne. Analyse sociologique de la stratégie étatique en matière d'éloignement forcé des étrangers" (Marion Wlodarczyk)


Marion Wlodarczyk soutiendra sa thèse de doctorat en sociologie, préparée au sein de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), intitulée La souveraineté de l'Etat à l'épreuve de la construction européenne. Analyse sociologique de la stratégie étatique en matière d'éloignement forcé des étrangers, le mardi 6 décembre 2011 à partir de 14h00 dans l'amphithéâtre François Furet de l'EHESS (105 bd Raspail, Paris 6ème arrondissement).



Résumé de la thèse par son auteur :
En se fondant sur une analyse de la politique d'éloignement forcé des étrangers, cette thèse vise à interroger l'évolution que connaît la souveraineté de l'Etat national du fait de la construction européenne. Domaine traditionnellement régalien et hautement symbolique, les politiques d'expulsion, de reconduite à la frontière et de réadmission permettent au sociologue d'identifier les conséquences, sur l'exercice même du pouvoir souverain, de l'arrivée de l'acteur européen dans cette sphère de compétences. L'objectif de la thèse est ainsi de montrer que l'acteur étatique a dû adapter l'exercice de sa souveraineté afin de se maintenir comme un acteur central de l'échiquier politique européen. L'enquête par observation réalisée au sein des services de la Police Aux Frontières de Calais et de la préfecture d'Arras met en évidence que l'Etat s'attache désormais à être davantage le responsable de la mise en oeuvre de cette politique spécifique plutôt que de son élaboration. Ce mouvement de restructuration interne de la souveraineté qui peut être résumé par la formule "le pouvoir, c'est l'exercice du pouvoir" semble être une stratégie efficace sur une scène politique fortement concurrentielle.


samedi 26 novembre 2011

Soutenance de thèse : "Les Nouvelles Traversées Alpines. Entre cospatialité de systèmes nationaux et recherche d'interspatialités, une géopolitique circulatoire" (Kevin Sutton)


Kevin Sutton, l'un des intervenants du prochain café géographique de Paris du 29 novembre 2011 sur "les Alpes, terres de conflits ? Entre traversées alpines et espaces protégés" qui portera sur les conflits d'aménagement, d'usages et de représentations dans les Alpes (avec le géographe Lionel Laslaz, spécialiste des espaces protégés et de la polémogéographie : voir notamment "Les espaces protégés : des territoires de conflits ?", Les Cafés géographiques, rubrique Vox geographi, 20 avril 2011), soutiendra sa thèse intitulée Les Nouvelles Traversées Alpines. Entre copspatialité de systèmes nationaux et recherche d'interspatialités, une géopolitique circulatoire, le vendredi 2 décembre 2011 à l'Université de Savoie / Chambéry (amphithéâtre du Pôle Montagne, site de Technolac, Le Bourget-du-Lac, 14h).





Résumé de la thèse par l'auteur :
"L’approche moderne des Traversées Alpines s’est fondée sur un postulat de corrélation de trois dynamiques : l’accélération, la concentration et l’extériorisation. Il convient aujourd’hui de le réinterroger. Les cadres d’étude récents des phénomènes de Traversées Alpines ont enfermé ce champ dans des approches spatiales segmentées (corridor, axe ; découpage courant Alpes occidentales/centrales/orientales). Ce contexte épistémologique révèle la prédominance du versant nord comme prisme de considération du phénomène. Il renforce le paradoxe animant le fond des Traversées Alpines : alors que l’Italie est le dénominateur commun à tous les axes de franchissement, ce pays est le plus absent tant dans la littérature que dans la menée politique des conditions d’exercice des flux. Le contexte géopolitique explique pour partie cette situation. Le jeu politique des Traversées témoigne d’une forme de « complexe de centralité » animant l’Autriche et plus encore la Suisse. Ce paradoxe remet en cause un premier postulat moderne, la course à l’extériorisation. Si les nœuds associés au franchissement se retrouvent aujourd’hui jusqu’à Mannheim voire Rotterdam, le cadre politique n’est, lui, pas dépassé. Le cadre technique, caractérisé par une recherche de continuités réticulaires (libéralisations, interopérabilités, tunnels de base), se concrétise au contact du cadre politique par l’émergence d’un mouvement nodal contraire. L’ouverture des tunnels de base comme la mise en place des réseaux de production des nouveaux acteurs sur le marché ferroviaire inventent et réactivent des nœuds à l’intérieur du massif. Cette nodogenèse interroge ainsi le présupposé répandu d’effacement, corollaire de cette ère affirmée des Nouvelles Traversées Alpines. L’accélération portée par les tunnels de base ne produit alors pas uniquement, à l’échelle des territoires alpins, une dynamique d’extériorisation ; il en va de même en ce qui concerne la concentration. L’itinéraire nouvellement ouvert n’efface pas les itinéraires précédents. Le tunnel de base du Lötschberg est exploité de concert avec la ligne de faîte. Il en sera de même avec le Gothard ou le Brenner. Si bien que la question de l’agencement vertical des logiques de franchissement se pose dans ce contexte d’éclatement des linéaires.

Réintériorisation, éclatement, accélération apparaît comme le nouveau tryptique à l’œuvre autour des Traversées Alpines. L’enjeu de la nouveauté est de remettre en cause les acquis d’une lecture moderniste et de questionner la profondeur du tournant actuel. Tout ne change pas : la dimension nationale reste prédominante, l’Italie reste en retrait. Les Traversées Alpines restent un ensemble de systèmes nationaux cospatiaux, en recherche d’interspatialités entre eux et avec les territoires traversés. Une configuration territoriale émerge, la basse vallée, comme espace de conflictualités en mal de médiations. La basse vallée accueille la nodogenèse, est le théâtre des oppositions aux projets actuels comme dans le Val de Suse, porte la majeure partie des chantiers des tunnels de base… Cet espace, hier considéré comme intermédiaire, réinvente la notion de piedmont en se posant en potentielle intermédiation entre des dimensions verticales toujours plus centrifuges. La « nouveauté » est ainsi à chercher dans cette nouvelle donne spatiale."





mercredi 8 décembre 2010

Soutenance de thèse : "La ruse et la force dans le discours de la guerre" (Jean-Vincent Holeindre)

Jean-Vincent Holeindre soutiendra sa thèse doctorat de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, intitulée Le renard et le lion. La ruse et la force dans le discours de la guerre, le lundi 13 décembre à 14h00 à la Maison des sciences de l'homme (54, bd. Raspail Paris 6ème arrondissement), en salle 214 (2e étage).


Résumé par l'auteur :
Cette thèse étudie la dialectique de la ruse et de la force dans le discours de la guerre en se fondant sur une démarche généalogique. L’enquête remonte aux origines grecques, romaines, hébraïques et chrétiennes de la pensée stratégique, puis examine la manière dont le savoir militaire de la ruse a pénétré la science politique (Machiavel), le droit de la guerre (Grotius) et la stratégie (Clausewitz) à l’époque moderne. Se déploie une histoire longue de la pensée stratégique qui inclut de manière systématique l’apport de la ruse. Cette généalogie nous conduit à réfuter la thèse d’un « modèle occidental de la guerre » (V. D. Hanson) exclusivement fondé sur la force et qui s’opposerait à la ruse « orientale ». En réalité, la dénonciation de la ruse ennemie est un élément du discours de la « guerre juste » hérité des Romains, qui agit comme un puissant instrument de légitimation de la force. Considérer l’ennemi comme un combattant rusé et « perfide », c’est faire apparaître par contraste sa propre armée comme le symbole de la force légitime. Sur le plan politico-militaire, la ruse et la force constituent des données essentielles et inséparables d’une grammaire stratégique commune à l’ensemble des cultures. Elles sont complémentaires au plan tactique, stratégique et politique, la ruse étant à la fois un procédé qui multiplie les effets de la force et une forme majeure de l’intelligence stratégique. La thèse ouvre sur une étude des formes contemporaines de la guerre (interétatique, irrégulière, interne) : sur la scène guerrière, la ruse constitue, aux côtés de la force, une ressource pour attaquer et se défendre, employée aussi bien par les « forts » que par les « faibles ».




dimanche 5 décembre 2010

Soutenance de thèse : "Terrains de géographes, géographes de terrain" (Yann Calbérac)

Yann Calbérac (voir son site) soutiendra sa thèse de géographie, intitulée Terrains de géographes, géographes de terrain. Communauté et imaginaire disciplinaires au miroir des pratiques de terrain des géographes français du XXe siècle, le lundi 13 décembre 2010, à partir de 9h00, à l'Institut des Sciences de l'Homme (ISH) de Lyon, salle Marc Bloch (4° étage).




Résumé par l'auteur :
Cette thèse interroge les représentations que les géographes français du XXe siècle se font de leurs activités de recherche en explorant les multiples significations que recouvre pour eux le terrain, et notamment la place qu’il occupe dans les dispositifs heuristiques et dans l’imaginaire disciplinaire. Cette recherche entend appliquer à l’histoire de la géographie les approches et les méthodes de la sociologie des sciences. Tout au long de la période, le terrain constitue un ordre du discours dominant qui structure durablement les représentations et les pratiques : face aux lectures inspirées par la théorie des révolutions scientifiques, cette thèse met au contraire en lumière la stabilité des discours. La « crise de la géographie » qui désigne la période de doutes que traverse la discipline durant les années 1960 et 1970 apparaît alors davantage comme une mutation des discours et non comme un changement radical des pratiques. Ce changement de focale sur l’histoire de la discipline oblige donc à repenser les cadres avec lesquels l’écrire : le terrain – envisagé comme un « objet scientifique total » – constitue alors une entrée pertinente pour appréhender la géographie dans son ensemble, c’est-à-dire à la fois ses contenus, ses méthodes, ses finalités et ses acteurs.


Soutenance de thèse : "Les espaces hydropolitiques de l'Afrique australe" (Agathe Maupin)

Agathe Maupin soutiendra sa thèse de géographie, intitulée Les espaces hydropolitiques de l'Afrique australe. Le risque hydropolitique dans les politiques de gestion de l'eau des bassins transfrontaliers, le vendredi 10 décembre 2010 à partir de 13h45, dans l'amphithéâtre de La Maison des Suds sur le campus de l'Université Bordeaux 3 (Pessac).


Ses travaux sur l'hydropolitique en Afrique australe se fondent sur des recherches empiriques menées au Mozambique, en Afrique du Sud, au Botswana, au Lesotho, au Swaziland, en Namibie, en Zambie, au Zimbabwe, au Mozambique, et au Malawi. Si l'hydropolitique est un concept particulièrement étudié en science politique et en relations internationales, l'approche spatiale convoquée dans cette thèse en font une démarche originale qui vient compléter la vaste littérature sur la question de la gestion de l'eau entre compétitions, rivalités et coordinations entre les acteurs, qu'ils agissent à l'échelle locale, nationale, régionale, voire internationale. 


mercredi 15 septembre 2010

Soutenance d'HDR : "Villes et frontières : un jeu de construction de territoires"


Le géographe Bernard Reitel, spécialiste de la question des frontières (il participe au Groupe Frontière de l'Université de Strasbourg, et a dirigé de nombreuses publications sur les liens entre villes et frontières, notamment Villes et frontières, co-dirigé avec Patricia Zander, Jean-Luc Piermay et Jean-Pierre Renard, 2002, Economica) soutiendra son habilitation à diriger les recherches (HDR) le jeudi 16 septembre 2010 à 14h30 à l'Université Paris Ouest (Nanterre, bâtiment B, salle B015). Ce travail questionne les conséquences entre la proximité d'une frontière étatique dans l'agencement de la ville et l'habiter.



Présentation des axes de recherche

◊ Comprendre la production de l’espace urbain par les pouvoirs politiques dans un environnement de "frontière"


– La frontière :
* Un révélateur des différences
* Un objet de contact

– Les espaces urbains :
*Un processus d’agglomération et d’étalement urbain
*Une complexification croissante de la gestion territoriale


◊ Une question d’ordre générale : le degré d’intégration des agglomérations urbaines


◊ Quatre pistes :
– Le rôle de la frontière dans la construction spatio-temporelle des agglomérations (analyse de la croissance urbaine et des rythmes d’ouverture et de fermeture de la frontière);
– Les logiques de production de l’espace urbain : la planification urbaine (analyse des projets urbains)
– Les modes de gouvernance de l’agglomération (analyse du jeu des pouvoirs publics)

◊ Trois "métropoles" européennes : Strasbourg, Bâle, Berlin




Sources de l'information :



mercredi 18 novembre 2009

Soutenance de thèse : "Séparer et punir. Les prisons françaises : mise à distance et punition par l'espace"


Olivier Milhaud (voir son site) soutiendra sa thèse de doctorat de géographie intitulée Séparer et punir. Les prisons françaises : mise à distance et punition par l’espace, le lundi 30 novembre 2009, à 14h30 à l'Université de Bordeaux III (Amphithéâtre de la Maison des Suds, campus de Pessac). Une géographie de l'enfermement qui confronte les concepts d'espaces clos, d'enfermement, d'imaginaire spatial... aux espaces carcéraux. Olivier Milhaud est d'ailleurs l'un des chercheurs participants au programme TerrFerme (qui analyse les dispositifs contemporains de l'enfermement).



Résumé :
La prison est une peine géographique : elle punit des populations détenues en les tenant à distance de leurs proches et en les confinant dans des lieux clos et segmentés. En même temps, le dispositif spatial de la prison cherche à réinsérer le détenu dans la cité, à maintenir ses liens familiaux. D’où un jeu entre distances et proximités, continuités et discontinuités. L’étude de la carte pénitentiaire française montre diverses formes de mise à distance des détenus. En dépit de proximités avérées entre la plupart des prisons et les bassins de population ou les voies de communication, les détenus et leurs proches vivent l’incarcération comme une mise à l’écart. Ces distanciations s’accroissent au niveau local : les élus et les riverains interrogés souhaitent souvent éloigner les nuisances des prisons, voire cacher le stigmate carcéral – d’où la délicate insertion des établissements dans leur « territoire d’accueil ». L’espace architectural des prisons accentue cette obsession séparatrice : démarquer le dedans du dehors et séparer les détenus entre eux. Une trentaine d’entretiens sur le vécu de l’espace carcéral menés dans cinq établissements confirme la force de la discontinuité dedans/dehors, mais nuance les discontinuités internes. Certains détenus arrivent à circuler dans la prison, beaucoup moins à s’approprier un espace garantissant sécurité, intimité ou vie sociale. La prison se présente donc comme un dispositif de séparation, plus que de relégation : elle coupe les détenus de leurs proches et les empêche de partager un espace commun entre les murs. Cette thèse invite ainsi à repenser les géographies de l’exclusion plus en termes de discontinuités que de distances.

Voir un résumé plus long de cette thèse.



Membres du jury :
Gilles CHANTRAINE, Chargé de recherche, CNRS, Lille.
Guy DI MEO, Professeur, Université Bordeaux 3, directeur.
Georg GLASZE, Professeur, Université d’Erlangen.
Michel LUSSAULT, Professeur, ENS-LSH, Université de Lyon, rapporteur.
Denis RETAILLÉ, Professeur, Université Bordeaux 3.
Jean-François STASZAK, Professeur, Université de Genève, rapporteur.



jeudi 15 octobre 2009

Soutenance de thèse : "Les recompositions territoriales dans les Etats de la Baltique orientale"



Pascal Orcier soutiendra sa thèse de géographie le lundi 30 novembre 2009 à 9h30, sur Les recompositions territoriales dans les Etats de la Baltique orientale (Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie), préparée sous la direction de Violette Rey, à l'Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines (ENS-LSH, bâtiment formation, salle F106, 15 parvis René Descartes, Lyon).


Pascal Orcier est l'auteur de l'ouvrage La Lettonie en Europe. Atlas de la Lettonie paru en 2005 aux éditions Zvaigzne ABC. Voir notamment son texte richement illustré "L'étonnante Lettonie !" pour Les Cafés géo (15 octobre 2005) et son texte "Comprendre la Lettonie : un pays des confins" pour Géoconfluences, dans le dossier "Territoires européens : régions, Etats, Union", 30 novembre 2005.


Sur la question de sa thèse, on retrouvera notamment son texte "Effets frontières, recompositions et reconnexions dans l'espace baltique" dans la rubrique Vox geographi des Cafés géo (18 octobre 2005), et ses nombreux textes pour le site Nouvelle Europe, notamment celui sur "Les Etats baltes, une île énergétique ?" (5 octobre 2008).



mardi 13 octobre 2009

Soutenance de thèse : "De l'enclave au kaléidoscope urbaine : Les Angeles au prisme de l'immigration arménienne" (Sarah Mekdjian)


Sarah Mekdjian, doctorante en géographie, soutiendra sa thèse le vendredi 6 novembre 2009 à 14h00, à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense (RER A Nanterre-Université), batiment B, salle B015 "René Rémond"(voir un plan). Sa thèse, intitulée De l'enclave au kaléidoscope urbain. Los Angeles au prisme de l'immigration arménienne se propose d'analyser les territoires du quotidien de la diaspora arménienne dans la ville de Los Angeles, leurs trajectoires et leurs stratégies d'implantation, depuis leurs territoires d'implantation (et l'enclavement dans le quartier-territoire arménien) jusqu'aux stratégies résidentielles d'ascension sociale et d'intégration dans la vie urbaine de Los Angeles (et leur diffusion dans l'espace urbain en fonction de l'appartenance sociale).



Résumé de la thèse par son auteur :

La notion d'enclave est un des modèles dominants de la compréhension des modes d'installation des immigrés en ville aux États-Unis. Définie par une surface continue nettement délimitée, l'enclave serait la condition spatiale de la reproduction identitaire et de la constitution d'une conscience collective. Or, la multiplicité des espaces d'installation et de représentation des individus s'auto-déclarant arméniens dans l'agglomération de Los Angeles témoigne d'une nébuleuse, irréductible à un modèle centré. Le constat de cette multiplicité n'est pas suffisant ; s'y ajoutent des revendications de structures spatiales communautaires, matérialisées notamment par la création en 2000 du quartier de Little Armenia. Je propose de comprendre ce paradoxe entre une nébuleuse d'espaces et la revendication d'une centralité unique, à partir du modèle du kaléidoscope. Instrument d'optique, il est composé d'une diversité de petits objets, qui, mis en mouvement, composent des images à l'infini, non pas indistinctes, mais structurées géométriquement. Ainsi, les espaces multiples de représentations des Arméniens à Los Angeles sont structurés par des relations de pouvoir et notamment par des normes communautaires. Ces structures ne sont pas fixes, elles sont en mouvement tendues vers des horizons utopiques. A partir du modèle du kaléidoscope, je réexamine la notion de territoire, définie comme tentative de délimitation symbolique de l'espace par des lignes d'horizon.


Une thèse sur le commerce transfrontalier dans le Nord de la Côte d'Ivoire


La thèse de géographie de Dabié Désiré Axel Nassa sur le Commerce transfrontalier et structuration de l'espace au Nord de la Côte d'Ivoire, soutenue à l'Université Bordeaux III, sous la direction de François Bart et de Koffi Atta, le décembre 2005, est accessible en ligne.


Résumé de la thèse par son auteur :
Les frontières, cicatrices de l'histoire, ont longtemps été appréhendées sous leurs aspects politiques. Elles sont perçues comme fondatrices de la construction des territoires, des Etats. Introduites en Afrique par les européens dans le contexte colonial, leur développement et leur maintien s'appuient sur la réunion de plusieurs réalités qui, enchevêtrées les unes aux autres, donnent aux frontières le statut du sacré, d'éléments intangibles. Aujourd'hui, le voisinage qu'elle crée entre les groupes humains ayant les mêmes pratiques culturelles et religieuses, renforce une certaine cohésion sociale, économique et culturelle. La frontière divise alors mais n'éloigne pas. Elle est rapprochement et créatrice de liens entre les populations frontalières. Ces dernières, à travers plusieurs motivations, commerce, migration de travail, temporaire ou définitive se la sont appropriées. Elles l'ont intégrée à leur vécu, à leur discours et à leur pratique. Ce travail basé sur l'exemple des espaces transfrontaliers du croissant nord de la Côte d'Ivoire, montre que la frontière produit un espace atypique où des pratiques transgressives, ou non, se mettent en place. Cette région transnationale devient ainsi une expression de l'intégration économique, en même temps qu'un sous-produit de l'érosion de la souveraineté nationale, oeuvre de la désacralisation des frontières par les frontaliers.


Résumé de la table des matières :
-- Introduction.
-- Problématique.
-- Méthodologie.


-- Première partie : Réalité d'un espace multinational.
-- Chapitre I : Réalités géographiques de l'espace frontalier Nord.
-- I - L'empreinte du cadre physique.
-- II - Les marques de l'histoire.

-- Chapitre II : Politiques monétaires et douanières dans les échanges régionaux.
-- I - Fondements historiques des échanges.
-- II - Organisation nouvelle des échanges.

-- Chapitre III : Usagers de la frontière et réseaux de marchés.
-- I - Les acteurs intervenant dans les échanges.
-- II - Réseaux de marchés.


-- Deuxième partie : Nature et modalités des flux.
-- Chapitre IV : Rôle des marchés dans les échanges.
-- I - Les différents types d'échanges et les marchés associés.
-- II - Les prix des produits sur les marchés et leur rôle dans les échanges.

-- Chapitre V : Les produits échangés.
-- I - Les axes des flux commerciaux officiels.
-- II - Bilan des échanges et typologie des frontières ivoiriennes.

-- Chapitre VI : L'organisation des échanges entre les territoires.
-- I - Pôles et circuits des échanges officiels.
-- II - De la géographie des échanges "flous ou opaques".


-- Troisième partie : Impact socio-spatial des flux commerciaux dans les territoires frontaliers.
-- Chapitre VII : La mobilité des personnes entre les territoires d'échanges.
-- I - Les types de migrations liés aux échanges transfrontaliers.
-- II - Problèmes liés aux migrations pendulaires transfrontalières.

-- Chapitre VIII : Les territoires de la mobilité et leurs organisations.
-- I - Organisation des différents types de territoire en relation.
-- II - L'effet frontière et la structuration des périphéries des états.
-- III - Dynamique socio-spatiale et caractéristiques du réseau urbain frontalier.

-- Chapitre IX : Problèmes et perspectives des échanges commerciaux entre les espaces transfrontaliers du croissant Nord de la Côte d'Ivoire.
-- I - Problèmes liés au déroulement des activités transfrontalières.
-- II - Avenir des échanges entre les espaces transfrontaliers.


-- Conclusion générale.


jeudi 24 septembre 2009

Soutenance de thèse : Alger, réflexion sur la violence. Essai d'articulation à l'urbanisation et aux transformations sociales en cours


La période est propice aux soutenances de thèses (pour des informations sur de nombreuses soutenances en études urbaines, voir le site Crévilles.org). Sous la direction de Thierry Paquot, Farida Seddik-Meghesli soutiendra sa thèse sur Alger, réflexion sur la violence. Essai d'articulation à l'urbanisation et aux transformations sociales en cours le mardi 13 octobre 2009 à l'Institut d'urbanisme de Paris (Université Paris 12 - Val de Marne) à partir de 14h30.



Résumé des objectifs de la thèse :

Nous avons mené dans le cadre d'un DEA en urbanisme une réflexion sur le conflit sanglant vécu en Algérie au cours de ces dernières années et tenté de comprendre sa genèse très urbaine à travers l'étude des spécificités de l'urbanisation algéroise, car Alger a été le territoire de la naissance de ce conflit, mais aussi l'enjeu de luttes urbaines silencieuses pendant de longues années, et on a vu que les tensions et les disparités ont fini par aboutir à une implosion qui s'est manifestée au sein de groupes sociaux dont l'installation urbaine a été fortement contrariée, qui ont pu s'organiser dans les quartiers de l'urbanisation clandestine, au début malgré l'Etat, puis pour finir, contre l'Etat, au moment de l'éclatement du conflit sanglant, suite à l'arrêt du processus électoral en janvier 1992.

C'est dans ces quartiers illicites que se sont développées, entre autres, dans le processus même de leur création malgré l'Etat, de nouvelles solidarités urbaines, vécues par une jeunesse en quête de sens, et qui a pris la figure de la religiosité revivifiée, pour développer les pratiques communautaires identitaires-islamiques (par opposition au modèle étatique "moderne"), et d'entreaide et de solidarité (dans un environnement de gestion urbaine inexistant ou défaillant).
L'afflux vers la ville (même périphérique) est une nouvelle expérience pour les migrants de l'intérieur, ils y côtoient une population plus anciennement urbanisée, dont les comportements sont sinon acceptés, en tout cas imposés :
  • Quelles transformations sociales ont accompagné ces installations urbaines périphériques ?
  • En quoi la violence qui s'est exprimée à Alger est-elle comparable à cette violence qui devient une caractéritisque des grandes villes ?
  • En quoi est-elle spécifique, pourquoi s'est-elle quasiment transformée en guerre civile ?
  • Comment s'est passé le passage du communautarisme religieux socio-solidaire vers l'islamisme radical accompagné de l'idéal de la guerre sainte, le Djihad ?

Nous avons aussi à faire une réflexion sur le processus de création de l'Etat algérien, avec sa configuration moderne (comme modèle hérité de la colonisation et comme modèle de référence annoncé) après avoir relevé la critique de la réalité de sa construction, qui s'est accompagnée d'une structure tribale et clientéliste fonctionnant en réseau fermé, et qui a utiliséla violence légale contre la population opposante avec la justification du maintien de l'ordre... (quel ordre ? l'ordre clientéliste ou l'ordre de l'Etat de droit ?)

Un désarroi profond accompagne les mutations sociales et urbaines, car devant la destruction de structures anciennes d'organisation qui étaient cohérentes, la modernité et l'urbanisation demandent une redéfinition des valeurs... Nous mènerons une réflexion et une étud de terrain sur ces manifestations.


mercredi 23 septembre 2009

Soutenance de thèse : Aux marges de la ville, les populations déplacées par la force : enjeux, acteurs et politiques


Le site Crévilles.org annonce la soutenance de thèse d'Agnès de Geoffroy le jeudi 24 septembre 2009 à l'Université Paris 8 (14h, bâtiment D, salle D 143), sous la direction de Marie-France Prévôt-Schapira sur la question des déplacés de force : Aux marges de la ville, les populations déplacées par la force : enjeux, acteurs et politiques. Etude comparée des cas de Bogota (Colombie) et de Khartoum (Soudan).



Résumé de thèse :

"Les personnes déplacées par la force, que l'on appelle aussi les personnes déplacées de l'intérieur (Internally Displaced Persons, IDPs) ont été définies par l'Organisation des Nations Unies en 1998 comme des personnes ayant "été forcées ou contraintes à fuir ou à quitter leur foyer ou leur lieu de résidence habituel, notamment en raison d'un conflit armé, de situations de violence généralisée, de violations des droits de l'homme ou de catastrophes naturelles ou provoquées par l'homme ou pour en éviter les effets, et qui n'ont pas franchi les frontières internationalement reconnues d'un Etat".

L'intérêt porté à ces populations n'a cessé de croître depuis une vingtaine d'années et la communauté internationale s'est progressivement structurée pour apporter une réponse humanitaire à ce phénomène. La liberté d'intervention et d'action des acteurs de l'aide est cependant limitée par la souveraineté de l'Etat dans lequel se produit le déplacement, l'Etat restant théoriquement le premier et le dernier responsable sur son territoire.

Pour comprendre les enjeux qui émergent et qui se nouent autour de ces populations installées en ville, deux études de cas ont été choisies, Khartoum et Bogota. Les populations déplacées y sont nombreuses, et leurs arrivées anciennes et successives permettent d'étudier les processus d'intégration ou de non intégration à l'oeuvre dans le milieu urbain, les divers acteurs qui interviennent auprès des déplacés et les stratégies qu'ils adoptent."



Les travaux d'Agnès de Geofrroy montrent bien la pertinence de la question des déplacés dans la ville par temps de guerre, mais aussi dans le temps long de l'après-guerre (ou catastrophe), en confrontant les mobilités aux jeux des acteurs syntagmatiques de la ville (qu'ils soient officiels ou officieux). Concernant les villes de Khartoum et de Bogota, on retrouvera donc deux de ses textes :


A ce propos, on retrouvera également les travaux d'une autre doctorante en géographie, Jeanne Vivet, sur le lien entre migrations forcées et citadinisation à Maputo et Luanda (voir ici un article sur Maputo).


mardi 3 février 2009

Géographie des opérations militaires à Mitrovica


Après avoir longtemps hésité (le retour du jeune chercheur sur ces tous premiers travaux - pourtant il n'y a pas si longtemps que cela ! - n'est pas toujours évident), voici en ligne la première partie de mon mémoire de maîtrise de géographie sur Les opérations militaires en milieu urbain : le cas de Mitrovica (Kosovo). Les deux autres parties seront ajoutées très rapidement !

L'idée de ce mémoire était de questionner, à travers une étude de cas, un sujet qui me tenait beaucoup à coeur : les opérations militaires dans les villes, en partant du constat simple que les guerres urbaines se multipliaient, et surtout que le cessez-le-feu ne suffisait pas à rétablir la paix dans des milieux humains denses et complexes.

La ville de Mitrovica au Kosovo m'a paru emblématique de ces problématiques, de la poursuite de la guerre après la fin de la guerre, de l'efficacité géographique de la guerre dans l'espace et dans le temps. Le principal axe était donc d'essayer de comprendre les interactions entre les opérations militaires et le milieu humain, ou comment ces opérations composaient de nouvelles territorialités dans la ville de Mitrovica. Un travail de terrain en février et mars 2004 (entre coupures d'eau, d'électricité et montées de tensions) a permis d'apporter un premier regard (de très jeune chercheur !) sur la question.

En demandant l'indulgence face à ce qui était une première démarche vers la recherche, ce mémoire présente néanmoins les prémices de la recherche que je mène actuellement en thèse, et également une compilation d'informations sur la ville de Mitrovica pour tous les intéressés.


jeudi 29 janvier 2009

Une thèse sur les transports populaires à Abidjan


La thèse d'Irène Koussi (soutenue en 2007 sous la direction de Christian Bouquet à l'Université Bordeaux 3), intitulée Régulations des transports populaires et recomposition du territoire urbain d'Abidjan, propose une réflexion sur un aspect particulier de la crise urbaine que connaît cette ville : quels sont les impacts sur l'organisation des transports de l'extension exponentielle de la ville ? Qui sont les acteurs de cette logistique urbaine ? Quelles sont les inégalités sociospatiales engendrées par des politiques officielles et des stratégies officieuses ? Quels sont les lieux des transports "informels" ? Pour répondre à toutes ces questions, cette thèse de géographie se découpe en 3 parties qui mettent en exergue les rivalités entre les acteurs (officiels et officieux) des transports, révélant ainsi un des aspects de la difficile gestion durable de l'extension urbaine à Abidjan :
  • Mutations spatiales, institutionnelles et transports collectifs à Abidjan
    1/ Extension et structure spatiale dans les problématiques des transports collectifs
    2/ La montée en puissance des transports populaires
    3/ Changements des principes gestionnaires
  • La réponse des transports populaires à la demande de service à Abidjan
    4/ Les acteurs des transports populaires
    5/ Les transports populaires : entre espace et territoire
    6/Le paradoxe des transports non conventionnels : popularisation versus exclusion
    des classes défavorisées
  • Transports populaires : réseaux d'approvisionnement et impacts sur les espaces
    7/ Les transports populaires dans la mondialisation
    8/ Impact des activités de transports populaires sur l’espace urbain


Présentation par l'auteur :
"A l’instar des autres métropoles subsahariennes, Abidjan traverse une crise multiforme. Elle se traduit, entre autres, par une croissance urbaine accélérée, par une réduction des emplois modernes et, par voie de conséquence, par un renforcement des activités de l’informel, le tout dans un contexte d’affaiblissement de l’Etat et de son administration. Comme tous les secteurs socio-économiques, celui des transports n’a pas été épargné par cette crise. L’extension spatiale rapide conjuguée à la pression démographique et les changements des principes gestionnaires ont influé sur le système de transport collectif. Ces facteurs ont entraîné l’essor du secteur privé populaire : woro-woro et gbaka. L’initiative privée pallie l’insuffisance d’Etat régulateur et a ouvert la porte à diverses pratiques illicites comme la corruption et le racket dans le secteur. Les transports populaires constituent un secteur pourvoyeur d’emplois. Leur dynamique a permis une certaine amélioration du transport urbain local. En revanche, elle pose un certain nombre de problèmes urbanistiques et gestionnaires. Les rues, les trottoirs et les carrefours sont détournés de leur fonction circulatoire au profit d’une émergence de gares spontanées. Les recettes générées constituent une manne financière pour les acteurs, l’Etat et les collectivités locales peu efficaces à réguler ces activités sur le territoire urbain".

jeudi 15 janvier 2009

Une thèse sur la reconstruction à Beyrouth


La thèse d'Eric Verdeil, chercheur au CNRS, sur Une ville et ses urbanistes : Beyrouth en reconstruction (Université Paris I, sous la direction de Pierre Merlin, 2002) présente les modalités de la reconstruction à Beyrouth suite aux 15 ans de guerre civile et de guerre étrangère. Principalement axée sur les projets de reconstruction du bâti et sur les acteurs de l'urbanisme, la thèse montre les rivalités de pouvoir qui se sont mises en place dans la ville détruite, ainsi que les distanciations (en tant que mises à distance volontaires) et les inégalités sociospatiales que ces projets ont intégré dans l'organisation sociale de la ville de Beyrouth, accentuant les déséquilibres centre-périphérie. Ainsi, si la guerre a mis en exergue une division de la ville de Beyrouth selon la ligne verte, c'est-à-dire selon un découpage Est-Ouest fondé sur les divisions confessionnelles, l'après-guerre a lui aussi été "modélateur" de divisions profondes et fortement ancrées dans le système urbain. Ainsi, la ligne de fracture Nord-Sud s'est accentuée de sorte à amplifier les différences sociales entre le centre-ville et la périphérie de Beyrouth.


Résumé de sa thèse selon Eric Verdeil :
"Cette recherche se situe à la croisée de deux problématiques : l'étude des reconstructions après les guerres et l'histoire de l'urbanisme dans les pays arabes. Elle s'attache à saisir les transformations urbanistiques contemporaines à la lumière des bouleversements physiques, sociaux et politiques que le Liban a connu durant les années de guerre (1975-1990), tout en soulignant les éléments de continuité observables dans les politiques urbaines depuis l'avant-guerre. Dans cette perspective, le rôle des « urbanistes » ou des professionnels de l'urbain est central. La recherche défend l'hypothèse que loin de n'être que des rouages entre la commande et l'intervention urbaine, cette catégorie d'acteurs participe activement à l'élaboration des politiques suivies.La première partie décrit les chantiers de l'après-guerre au Liban : celui du centre-ville est exceptionnel par la place prise par le Premier ministre R. Hariri dans son élaboration et sa mise en œuvre, comme par le débat qu'il suscite et qui met en évidence d'autres conceptions de la reconstruction. Les autres chantiers de la période illustrent que les priorités du gouvernement ne suivent pas exactement les plans proposés par les urbanistes de la reconstruction.Le deuxième partie analyse la convergence autour des politiques d'aménagement spatial qui caractérisait le mandat du président Fouad Chehab. Ses conseillers étrangers introduisirent des normes d'action exigeantes qui forment le socle des références d'une génération d'urbanistes, exerçant sous forme libérale ou dans l'administration libanaise. Leur influence se fait sentir jusqu'à l'époque de la reconstruction.La troisième partie envisage la transformation de ces normes et des pratiques d'action urbanistiques à travers la guerre, où l'on observe une mutation de la commande politique, des bouleversements sociaux et une transformation des conditions d'exercice professionnel. Le centre-ville, la banlieue sud-ouest et les remblais du littoral nord constituent trois études de cas où se combinent différemment cultures professionnelles des urbanistes et nouvelles modalités des politiques urbaines à l'occasion du renouvellement du personnel politique, qu'illustrent les carrières croisées du. président A. Gemayel et du promoteur R. Hariri."



A lire également :

mardi 13 janvier 2009

Un mémoire sur l'action des militaires dans la zone Nord du Kosovo


Le mémoire de master 1 de géographie de Benoît Goffin (Université Paris I) est en ligne sur Internet et se propose d'analyser L'action des militaires de la Task force multinationale Nord (sous la direction de George Prévélakis, soutenu en septembre 2008, 208 pages). En 3 parties, le mémoire analyse 1/ la crise du Kosovo (ses facteurs, ses acteurs et ses conséquences) à travers l'optique de la présence de la KFOR, des réalités et des enjeux de sa mission, 2/ l'organisation spatiale, les contraintes et les réalisations de la Task force multinationale Nord, et 3/ le quotidien des militaires et les impacts de leur présence en tant que représentations dans l'imaginaire des habitants. A signaler les schémas particulièrement parlants de la page 91 sur "la répartition de l'espace entre les différentes unités dans le temps" dans la zone Nord du Kosovo (1999, 2004, février 2008, avril 2008), et ceux de la page 95 sur "l'évolution de l'organisation de l'espace par les militaires" dans cette même zone, qui démontrent combien les militaires s'approprient le territoire de leur intervention, et combien le contrôle territorial qu'ils déploient évolue en fonction des modalités de leurs missions (opérations de coercition, imposition de la paix, maintien de la paix...).